Le collectif des parents d’élèves, représentant leurs localités du gros bourg de Tifrit (Akbou), tiennent AG sur AG pour débattre du sort réservé à leurs enfants admis en 1ere AM, orientés sur le CEM de Sidi-Ali, et faire ainsi le point sur l’évolution de leur mouvement de protestation et de ce qu’il a suscité comme réactions. La même détermination est affichée et plus que jamais rigoureuse, voire irrévocable, c’est-à-dire le refus catégorique d’envoyer leurs enfants au collège susmentionné. Depuis l’mplantation de cet établissement, voire avant même l’entame de sa construction, un véritable bras de fer s’est engagé entre les parents et les instances compétentes. Le bras de fer s’exacerbe et ne semble point connaître de dénouement même si des responsables de la DE se sont rendus, à cette fin, dans des établissements d’Akbou, selon des représentants des associations du collectif des parents d’élèves. « Nous aurions souhaité que l’émissaire de DE, la dépêché récemment à Akbou, nous rencontre. Ce qui ne fut point le cas », nous dit M. Nacer Adjlane. Au cours de l’avant-dernière AG, tenue le 9 de ce mois, le président du collectif a présenté aux parents le détail de l’historique concernant l’implantation du CEM en question (à Sidi Ali) en dépit, insiste-t-il, de la contestation populaire, et malgré « toutes les démarches effectuées auprès des instances étatiques et de toutes les autorités compétentes ». Les interventions se sont alors succédé, relativement un point du jour inhérent à l’orientation « forcée » de leurs enfants vers Sidi Ali. « Alors que nous avions exposé, à maintes reprises, les inconvénients de cette orientation et les fortes contraintes (transport, insécurité,…) qu’elle génère. On en a fait fi », proteste-t-on. La proposition est unanime : « Il faut se serrer les coudes et s’unir, faute de quoi, toutes les démarches effectuées seraient vaines ». Suite à cette AG, un sit-in a rassemblé les parents d’élèves devant le CEM Kaddoum-Malek, l’établissement ciblé pour l’orientation en question. Aussi, une proposition locale consisterait en la répartition de ces enfants sur 3 CEM, Kaddoum (ex-internat), du Stade et Benbarkan (ex-CEM nouveau). Une proposition qui aurait été soumise par les chefs de ces établissements. « Nous déplorons, toutefois, le silence de la DE pour trouver une solution définitive à ce problème qui ressurgit chaque année », nous explique M. Adjlane. La décision définitive consisterait, après la solution provisoire sus-mentionnée pour cette année, à orienter, pour la rentrée prochaine, les 1eres AM des 3 localités de Tifrit vers un CEM avec internat, c’est-à-dire le CEM Kaddoum Malek, en attendant (ce qu’ils revendiquent fortement) l’inscription d’un CEM pour Tifrit dans un 2e temps. Pour cela, des démonstrations de rue sont maintenues : fermeture de la daïra, du CEM Kaddoum, de la route nationale et sit-in devant la direction de l’éducation.
Taos Yettou
