L’axe de la route nationale 30 longeant le chef-lieu communal de Mechtras, sur une distance de prés de 1km, est redevenu pitoyable. Les nids de poule, les crevasses, la gadoue en hiver et la poussière en été malmènent les automobilistes, les usagers et les habitants. Pourtant il n’y a que quelques semaines, l’APC a pris le taureau par les cornes en prélevant un million de dinars sur le budget communal dans l’optique de réparer ce tronçon qui irrite en final tout le monde. L’entreprise est passée à l’action et la route du chef-lieu a retrouvé un état acceptable au grand bonheur des usagers et des habitants. Moins d’un mois après, la chaussée a retrouvé son état initial. Les crevasses, les nids de poule, la gadoue et la poussière ont réinvesti les lieux, cette fois au grand dam de toute la population et des visiteurs en général. Chose contraignant les commerçants ayant pignon sur rue d’arroser la chaussée à coup d’eau potable. Une eau dont ne disposent pas les riverains d’à côté qui la réclament en vain. « «L’enveloppe pour la réalisation du tronçon est consommée, mais le travail accompli a été bâclé. L’entreprise s’est contentée d’éparpiller quelques brouettes de sable aspergées d’un peu de goudron, pour colmater les crevasses. Non, ce n’est vraiment pas sérieux. », fulminera un commerçant scandalisé à Mechtras. Il est à rappeler que l’état de la ville de Mechtras est peu reluisant : La route est dégradée, les trottoirs défoncés quand ils existent, l’absence d’avaloirs, de caniveaux et l’insuffisance de l’éclairage public font de Mechtras une localité peu attrayante. Les espaces verts et les lieux de détente, les Mechtrassiens n’en sont pas encore là et n’en rêvent même pas. Les autorités locales ont prévu une étude pour l’aménagement urbain et, nous dit-on, le dossier est transmis depuis fort longtemps à l’instance concernée, mais en vain. L’attente s’allonge et se prolonge. A ce rythme, les agneaux auront des cornes et la ville de Mechtras restera en l’état actuel. D’autant plus que même ce qui ne nécessite pas de grand moyens ne se fait pas. La négligence et le laisser aller des uns et des autres ne feront que rendre plus repoussant l’état général des lieux.
Hocine T.
