Les enseignants de l’université de Béjaia ont observé hier- matin, un rassemblement de protestation devant le siège du rectorat pour manifester leur colère et dénoncer le contenu du PV du Conseil d’administration, accusant le corps enseignant et menaçant d’exclusion définitive onze (11) délégués des étudiants
Devant une foule nombreuse rassemblée sur le parvis du rectorat, une déclaration-pétition a été lue par un membre du Collectif des enseignants de l’université de Béjaia.
Diffusée le 12 avril dernier, la pétition des enseignants de l’université de Béjaia a d’ores et déjà récoltée quelque 600 signatures, selon un enseignant. « Conscients des dangers qui guettent notre université un changement immédiat au sein de notre établissement est indispensable » est-il souligné dans le document.
En filigrane, les enseignants de l’université de Béjaia demandent le départ immédiat du recteur. « Y en a marre ! Nous voulons des personnes capables de gérer l’université d’une manière intelligente » lance l’un des membres du Collectif des enseignants à la foule, en lui précisant que la manière de gérer du recteur est « dangereuse ». Pour le Collectif des enseignants, le recteur est seul responsable de la situation qui prévaut ces derniers jours à l’université de Béjaia.
Les enseignants de Béjaia signataires de la pétition se déclarent « convaincus que le salut de l’université passe par le consécration du principe de gestion démocratique de l’université ». En clair, organiser des élections aux postes de responsabilités.
Tout en dénonçant le contenu du PV du Conseil d’administration, dont le contenu, estime-t-on, « n’apaise aucunement les esprits mais vise à exacerber la situation », les enseignants protestataires exigent l’annulation des poursuites engagées contre les représentants des étudiants et la mise en place d’une commission d’enquête indépendante qui situera les responsabilités dans l’affaire du saccage du rectorat le 05 avril dernier.
Porte extérieure close, le siège du rectorat a été étrangement vidé hier- matin de son personnel. Une déclaration signée par une organisation estudiantine dénommée ‘’Mouvement des étudiants contre l’anarchie à l’université de Béjaia’’ pavoisait l’entrée principale du rectorat. « Ça émane des supporters du recteur » ironise un membre du Collectif des enseignants. « Honte à vous ! C’est une agression » enchaîne-t-il sous un tonnerre d’applaudissements. « Non aux atteintes à l’éthique ! Non à toute forme de violence ! Pour le respect de la libre expression ! Pour une gestion démocratique de l’université » tels sont les mots d’ordre des enseignants de l’université de Béjaia.
Dalil S.

