C’est au niveau de la salle de cinéma El Khalifa sise au cœur de la ville de Kherrata que le parti d’Aït Ahmed a organisé vendredi dernier une conférence-débat ayant trait au développement local et ses contraintes.
En effet, les organisateurs de cette conférence en l’occurrence Mrs Ferhat Hamid, P/APW de Béjaïa, Docteur Khalef, 1er secrétaire fédéral de la wilaya et Maître Belloul Amor, membre du secrétariat national du Parti FFS, ont étalé à l’assistance la manière avec laquelle leur parti voit les choses ainsi que le combat qu’il mène depuis 1963, à savoir la création d’une assemblée nationale constituante. Un model, disent–ils, permettant au peuple de sortir de la crise. Cependant et après la minute de silence observée par tous les membres présents à la mémoire de tous les martyrs du devoir, Docteur Khalef tire à boulets rouges sur le système actuel en l’accusant de tous les maux. «Il y a beaucoup d’argent qui circule par-ci et par-là mais les Algériens sont tristes et misérables. Le pouvoir a failli à ses missions car et malgré ses richesses, rien n’a changé», dit-il. Prenant la parole, le Maître Belloul Amor membre du secrétariat national du parti, a lui aussi longuement étalé les étapes ayant conduit le pays à cette situation de blocage. Quant au P/APW de Bgayet, M. Hamid Ferhat, le seul d’ailleurs qui a respecté l’ordre du jour, il a déclaré à l’assistance que le pays est plein de richesses mais le peuple est pauvre. Et d’ajouter : «En tant qu’APW, nous avons établi un diagnostic où nous avons dit que la wilaya a besoin de beaucoup d’argent. Pour le plan quinquennal 2010-2014, on nous a accordé une cagnotte de 407 milliards pour répondre aux aspirations de notre wilaya et 155 milliards (plan spécial) pour rattraper le retard par rapport aux autres wilayas. Malheureusement, il n’y a ni programme spécial ni spatial». On nous a accordé seulement le plan quinquennal comme les autres wilayas, et quel plan ? Puisque 90 000 Da sont réservés pour la pénétrante (autoroute), 1 100 milliards de centimes pour le CHU et 52 milliards pour la réévaluation des projets déjà réalisés. Ce qui fait qu’il nous reste seulement 150 milliards. Alors, nous sommes classés en dernière position par rapport aux autres wilayas. Il renchérit : «La seule satisfaction est que toutes les demandes exprimées en matière de gaz de ville ou de logements (social, LSP, rural) ont étés satisfaites». Et de poursuivre : «Ecoutez, il faut savoir que notre wilaya accuse un retard considérable du à plusieurs contraintes. Nous avons plus de 10 lycées et 13 établissements du cycle moyen dont les travaux ne sont pas lancés à ce jour. Comme nous avons plusieurs bibliothèques dont les travaux sont lancés mais non achevés. Ce qui fait que le taux de consommation de crédits est à 36% et il y a risque à ce que notre wilaya soit sanctionnée par la commission d’arbitrage national». Evoquant le chapitre politique, M. Hamid Ferhat déclare aux présents que la démarche du FFS est simple. «Nous voulons un changement pacifique et nous le ferons avec le crayon mais pas avec des balles ! Et croyez-moi, il va y voir un changement !», conclut-il son intervention.
S. Chenouf

