Saharidj Les fortes chutes de pluie ayant aggravé son état – Le centre de santé fermé

Importantes infiltrations, chutes de morceaux de carreaux de plâtres et salles complètement inondées, tel est l’actuel état du centre de santé de Saharidj qui risque de s’effondrer d’un moment à l’autre, à tel point que la directrice de l’EPSP d’Ahnif avisée par le chef du service de ce centre, s’est déplacée en urgence ce mardi sur les lieux. Elle a ordonné sa fermeture immédiate et l’évacuation du personnel par mesure de sécurité. Une sage décision approuvée par la commission technique de l’APC qui l’a rejointe sur les lieux, qu’on peut qualifier désormais de sinistre avec des fissures qui s’élargissent progressivement et à vue d’œil au niveau de l’étanchéité des murs porteurs et des cloisons de séparations. Une situation prévisible, sachant que cet édifice est construit sur une nappe d’eau souterraine d’où sa dégradation effrénée depuis sa réalisation dans les années 1980. Le CTC appelé à la rescousse, s’est prononcé pour sa réforme pure et simple après diagnostic en…1992. Une recommandation qui n’a pas été prise en considération : les gestionnaires du secteur se contentaient de procéder à d’insignifiantes retouches chaque année, ce qui ressemble beaucoup plus à des opérations de «maquillage». Résultat : les 12 000 citoyens de Saharidj se retrouveront sans couvertures sanitaires et Dieu seul sait pour combien de temps encore, sachant qu’à Saharidj, il n’existe aucun local pouvant recevoir le matériel de ce centre pour une continuité de la prestation de service même à titre provisoire. Voilà où conduit le «replâtrage» et les lourdeurs administratives sachant que Saharidj a bénéficié il y a belle lurette d’un projet de réalisation d’une polyclinique confirmé par le wali lors de sa dernière visite dans la localité il y a deux mois. Des sources crédibles et proches de ce dossier affirment que le démarrage des travaux de ce projet de polyclinique (le terrain d’assiette étant dégagé) ne débutera qu’au mois de janvier 2012. Reste à espérer que suite à l’effroyable évolution de la dégradation de cette infrastructure, les pouvoirs publics penseront à avancer la date du début des travaux. A noter que la fermeture de ce centre intervient dans une période ou il est le plus sollicité avec l’arrivée des grandes chaleurs, et la manifestation des maladies de saison telles que : l’asthme, les diarrhées, l’hypertension entre autres.

Oulaid Soualah