»Rien n’a été décidé pour le projet sur la Fonction publique »

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Le traitement du projet de loi portant sur la Fonction publique ne sera pas débattu lors de cette session d’automne par les deux chambres parlementaires, contrairement à ce qui a été annoncé lors de la cérémonie d’ouverture où il a été indiqué que ce dossier figure dans le programme des projets de lois qui seront étudiés lors de cette session. Selon Tayeb Louh, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, intervenu hier en marge du meeting qu’il a organisé à la Maison du peuple en faveur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, le dossier de la Fonction publique est actuellement au niveau de la chefferie du gouvernement. Pour reprendre ses déclarations, l’hôte des syndicalistes a indiqué que seul le chef du gouvernement a l’habilité de trancher sur cette question.  » La décision de le soumettre au débat lui revient », a-t-il soutenu tout en affirmant que pour l’instant rien n’a été tranché. Toutefois, le ministre du Travail a fait savoir que son département est en phase de réaliser une nouvelle stratégie pour la promotion de l’emploi par le biais de la CNAS. Cette stratégie permettra à alléger les charges sociales pour les employeurs. Ce projet sera proposé à l’étude, d’après Tayeb Louh, aux partenaires sociaux lors de la prochaine tripartite prévue pour le début du mois d’octobre prochain. Même s’il ne l’a pas dit explicitement, notre interlocuteur a fait allusion que cette nouvelle stratégie d’emploi, sera instaurée, principalement, sur la base des contrats CDD. Pour ce qui est de l’accord d’association avec l’Union européenne, le premier responsable des travailleurs a estimé qu’il ne pourrait y avoir des retombées négatives sur l’économie du pays dans la mesure où elle  » favorise la création des emplois et des richesses « . La stabilité économique et sociale d’un pays ne peut se consolider que dans la paix. C’est pourquoi il a lancé un appel de cœur à tous les travailleurs et syndicalistes ayant assisté au meeting de voter massivement par un oui en faveur du projet du président de la République. Selon sa conception, c’est seulement avec cette démarche  » nationaliste  » qu’on pourra  » mettre fin à la crise qui a lourdement accablé le peuple algérien. Et par conséquent nous ouvrirons une nouvelle page, une page qui ne sera que prometteuse pour la génération future ». C’est un discours de syndicaliste qu’a prôné Tayeb Louh. Il est allé droit au but. « Votez oui pour le projet du président », a-t-il clamé après avoir passé en revue les grands agrégats du projet du président. Se voulant convainquant, il a avancé que Abedelaziz Bouteflika est le seul qui a proposé des mesures claires, concrètes et transparentes. « Aucun n’a ramené une alternative susceptible d’atténuer la crise », dira Louh pour répondre aux opposants de la charte. « Seulement celui qui a peur pour ses intérêts, car la crise qui prévalait l’arrangeait pour continuer de dilapider les biens de l’Etat s’oppose à ce projet de la paix et de la réconciliation », a-t-il martelé.

Wassila Ould Hamouda

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