Béjaia : Sofinance, une bouffée d’oxygène pour les PME

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Cette aide consiste en une participation au capital de l’entreprise, qui peut atteindre la somme de 50 millions de DA tout en restant minoritaire, c’est-à-dire sans jamais dépasser 49 % du capital de l’entreprise

Contrairement aux banques classiques qui accordent des prêts aux entreprises sur la base d’un taux d’intérêt et au bout d’un temps convenu récupèrent le capital prêté et les intérêts rapportés quel que soit les résultats obtenus par l’entreprise, Sofinance, (spa, société financière d’investissement et de placement) est, apprend-on lors d’une conférence donnée lundi-matin au TR Mallek Bouguermouh de Béjaia par des cadres de l’institution aux profits surtout des chefs d’entreprises et des porteurs de projets d’investissements, un organisme d’Etat doté d’un capital de cinq milliards de dinars chargé d’aider à la création de nouvelles entreprises et booster par un apport d’argent frais celles qui sont en développement.

Cette aide consiste en une participation au capital de l’entreprise, qui peut atteindre la somme de 50 millions de DA tout en restant minoritaire, c’est-à-dire sans jamais dépasser 49 % du capital de l’entreprise. A titre indicatif, la durée de la participation est limitée entre 3 et 7 ans.

En tant qu’actionnaire et associé Sofinance ne prend pas d’intérêts proprement dit mais encaisse des dividendes si ceux-ci sont distribués ou sa part de bénéfices selon les décisions du conseil d’administration de l’entreprise.

La Sofinance , qui a été créée à l’initiative du Conseil national des participations de l’Etat, a pour missions principales, en plus de la promotion dans la constitution des sociétés notamment par le biais de prises de participations directement dans le capital, lit-on dans la documentation distribué le financement en leasing au profit des PME, l’encouragement de la création de nouvelles entreprises dédiées aux nouvelles technologies, la participation au programme de mise à niveau des PMR, la création d’emplois et l’émergence de compétences et dynamisation du marché financier.

Pour Béjaia, Blida, Batna, Oum El Bouaghi, Oran et Tiaret, Sofinance est déjà opérationnelle avec un fonds d’un milliards de DA par wilaya. Son intervention se fera, indique-t-on, au moyen de la souscription ou de l’acquisition d’un ou plusieurs instruments comme : les actions ordinaires, les certificats d’investissement, les obligations convertibles en actions, les parts sociales et autres valeurs immobilières.

Quant au processus de prise participation dans les projets en création ou en développement, il se déroule en cinq phases : la prospection du projet, l’analyse de l’affaire, la formation de la participation par voie de notaire, la gestion et le suivi de la participation et enfin la cessation de la participation, c’est-à-dire la sortie de la Sofinance de l’entreprise.

Concernant la wilaya de Béjaia, les porteurs de projets d’investissements et les autres opérateurs économiques intéressés par l’aide de Sofinance, peuvent d’ores et déjà s’adresser à l’agence de l’ANDI pour retirer les imprimés nécessaires à la constitution de leurs dossiers. La réponse leur sera donnée, assure le cadre de la Sofinance , dans un délai de 3 semaines à 45 jours.

Tout en ayant un droit de regard sur la gestion de l’entreprise, Sofinance, assure le conférencier, en ce sens qu’elle se limite à bien jouer son rôle de membre du conseil d’administration. Cependant, se reprend l’intervenant, Sofinance ne laissera en aucun cas l’argent de l’Etat partir en fumée.

B. Mouhoub

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