Qui aurait cru qu’il allait y avoir autant de précipitations, en avril, à Aomar, après des mois de février et mars ensoleillés, secs et chauds atteignant 29 à 30° en moyenne. Des chutes de pluies, qui ne sont pas passées inaperçues dans quelques quartiers de Aomar dont les résidents priaient Dieu pour que cessent ces précipitations avant qu’elles ne provoquent de lourds dégâts.
Le sol d’Aomar n’est pas du genre à supporter ces fortes chutes de pluies, car il se gonfle puis s’affaisse après s’être engorgé. Le cas le plus d’inquiétant en ce mois d’avril a été signalé au lotissement Aomar, sur l’assiette attribuée au projet de 50 logements sociaux, où un talus, avoisinant une propriété privée, a cédé sous les rafales incessantes des pluies. L’incident à vite fait réagir le constructeur, lequel a intervenu, sitôt après, en réalisant un mûr de soutènement pour bien cadrer la ville en R+3. Par ailleurs, pendant qu’il pleuvait à outrance, le 24 avril, un poteau téléphonique qui ne tenait plus à sa base emportée par les eaux, avait commencé à s’incliner dés 10h, du côté du transformateur implanté à l’entame du tronçon de la RN25 reliant Aomar à Tizi Larbaâ. A ce moment là la population était en alerte, elle craignait la chute du poteau en bois sur les passants et la panne que cela entraînerait si les câbles venaient à se couper. Cependant, les répercussions des eaux pluviales ont été plus préjudiciables sur la sortie ouest de Aomar, celles-ci ont creusé un pan conséquent sur la route conduisant à la mini zone d’activité en arrachant le goudron sur une bonne partie de sa couverture. Cet hiver, autant que tous les autres, il se vérifie que le sol de Aomar, une fois trop mouillé ne tient pas à en place.
A. Chérif
