Malek Boukhiar est depuis douze ans à la tête de la maison de jeunes de Barbacha, une région montagnarde de la Kabylie où il a vu le jour le 15 novembre 1972. Après avoir obtenu son bac en 1992, il est parti à Alger poursuivre durant trois ans, des études universitaires à Tiqesraïne où il a été formé comme éducateur spécialisé de la jeunesse. Nous l’avons accosté à l’occasion du 12e anniversaire de la création de cette structure.
La Dépêche de Kabylie : Cela fait douze ans que vous êtes à la tête de la maison de jeunes de Barbacha. Quel bilan faites-vous de ces années de service ?
Malek Boukhiar : Je peux vous dire que nous avons atteint 70% des objectifs du plan d’action que nous avons élaboré à l’ouverture de cette structure. Le manque du matériel d’un côté et le déficit en matière du personnel pédagogique qualifié d’un autre côté nous a empêchés d’atteindre les 100% de réussite.
Justement, quel genre d’activités avez-vous lancé au niveau de cet établissement ?
Des activités destinées à la frange juvénile. Nous avons créé plusieurs clubs scientifiques et culturels : Le petit journaliste, Le club de la musique, du théâtre, mais aussi, Le club d’alphabétisation lancé en 2005 avec plus de 50 jeunes filles et garçons. Notre but, à travers ce dernier, est de réduire le nombre d’analphabètes dans notre commune. Nous avons déjà organisé quatre semaines d’information sur les arts lyriques en 2004, sur les arts dramatiques en 2005 et en 2010, et nous avons organisé le concours de wilaya sur le chant patriotique en 2005. Aussi, nous participons à toutes les semaines d’information organisées à travers la wilaya et à toutes les activités de fin d’années qui se tiennent à la maison de la culture de Béjaïa. En outre, nous prenons part aux échanges nord-sud et aux concours nationaux entre les maisons de jeunes. Nous avons aussi représenté l’Algérie en Tunisie en 2009. La commune de Barbacha est connue même à l’échelle internationale, grâce aux activités de la maison de jeunes et notamment par le biais de son site Internet. Concernant l’animation, durant les vacances du printemps et d’été nous organisons des spectacles de théâtre et de musique devant une assistance de plus de 300 personnes. En plus, nous assurons la projection des matchs de l’équipe nationale avec data show.
Pouvez-vous nous communiquer quelques résultats de vos participations aux concours nationaux entre les maisons de jeunes ?
En 2002, nous avons obtenu la 2e place nationale au concours sur «Les inventions de jeunes» qui s’est tenu à Biskra. Nous avons aussi décroché la 3e place au niveau national lors de la rencontre sur la musique moderne à Oran en 2004. Nous sommes classés premiers au concours national sur la musique kabyle à Tamanrasset en 2008, et nous avons obtenu le premier prix pour «Le meilleur site Web» à Tlemcen en 2009. Enfin, nous étions choisis pour représenter notre pays en Tunisie en 2009.
Au début vous avez soulevé le manque de matériel, lequel ?
Oui, il y a un manque au niveau de la logistique pédagogique adéquate. Surtout le matériel informatique et les instruments de musique. Nous travaillons avec un matériel très dépassé. Vous vous rendez compte, nous n’avons aucun micro portable, pourtant c’est très nécessaire.
Boualem Slimani

