Dans la nuit de samedi à dimanche derniers, des malfrats, dont le nombre reste indéterminé se sont introduits dans la cantine scolaire de l’école primaire du village d’Aït Aïssi Ouziane relevant de la commune de Maâtkas, après avoir arraché le barraudage d’une fenêtre et la porte du magasin.
Tout le stock de denrées alimentaires, de fruits et légumes ainsi que le matériel (bonbonnes de gaz, les assiettes, les ramequins à flan, les bassines et même l’extincteur) se trouvant dans la cantine ont été subtilisés. Les étagères du magasin ont été découverts vides par la directrice de l’école dans la matinée du dimanche. Il est à rappeler que cette cantine a reçu la visite des escamoteurs en quatre reprises cette année scolaire. Signalons, également, que cette école ne dispose pas de gardien de nuit, comme c’est le cas d’ailleurs pour la plupart des écoles primaires de la région. Ce qui facilite la tache aux malfaiteurs qui accomplissent leurs forfaits en toute quiétude. La directrice de cet établissement, que nous avons rencontré dans l’après-midi de la même journée, n’en revenait pas encore et, étant encore sous le choc, dira avec beaucoup de regret : « Il est regrettable de constater que des gens sans scrupules puissent s’attaquer à une cantine scolaire. Les choses qui ont été volées n’appartiennent qu’aux élèves du village. Maintenant que tout est volé que va-t-on donner aux apprenants à midi ? L’année scolaire tire à sa fin, les budgets sont presque épuisés, les élèves devront se contenter de peu de chose. Pendant que nous peinons à construire, d’autres s’amusent à détruire ». Pour sa part, le conseiller en alimentation scolaire de la région de Maâtkas, Mr Aroudj, lancera un appel de détresse aux autorités de la daïra et de commune : « Pendant que nous essayons de doter toutes les écoles de cantine scolaire, chose que nous avons difficilement obtenue à Maâtkas, les voleurs agissent en toute liberté et impunité détruisant sur leur passage ce que nous réalisons à la sueur de notre front. Nous lançons un cri de détresse aux autorités de la daïra et de la commune pour l’affectation de gardiens de nuit, en vue de sécuriser et de protéger les biens de nos innocents enfants, les seuls vrais perdants dans cette affaire». Signalons, tout de même, que les agents de la sûreté de daïra se sont rendus sur les lieux et une enquête a été ouverte pour élucider cette affaire.
H. Ben A.

