Nous apprenons, de source officielle, qu’un cas de rage a été observé sur un chien au village Thiksrai dans la commune d’Ahnif, confirmé par le laboratoire d’analyses de Draâ ben Khedda.
La famille, propriétaire de la bête enragée, se voit contrainte de subir l’obligatoire série d’injections antirabiques, à titre préventif, avec la hantise de voir d’autres bêtes contaminées par le chien atteint, et vétérinaires du secteur public et de la commune sont astreints d’instaurer une surveillance des lieux de la manifestation de cette rage durant une période de pas moins de 03 mois.
Rappelons qu’un premier cas de rage, confirmé par le même laboratoire, s’était déclaré sur une vache adulte, il y a environ 10 jours, dans la localité de Thamourth Ouzemour dans la commune de M’Chedallah, un cas qui a été détecté au moment même du déclenchement de la campagne de vaccination du cheptel dont la gamme est toujours amputée du vaccin antirabique, comme rapporté dans ces même colonnes au lendemain même du lancement de l’opération. Ce 2eme cas confirmé survenu dans la daïra de M’Chedallah, à moins d’un mois d’intervalle et dans deux communes différentes, est loin d’être rassurant d’autant plus qu’un maillon supplémentaire vient renforcer la chaîne de sa transmission à l’homme à travers les innombrables meutes de chiens errants qui écument les alentours de l’ensemble des centres habités de la daïra, une région à vocation agropastorale et dont les territoires de chaque commune sont composés de plusieurs pâturages. A noter que le virus de la rage commence par se manifester chez les rongeurs, tel les lapins, les lièvres et autres gerboises et hérissons, ainsi que les chacals, renards, hyènes et autres espèces vivants dans la région qui transmettent la maladie aux animaux domestiques, lesquels, à leur tour, la transmettent à l’homme.
La phénoménale prolifération des chiens errants, ces 05 dernières années, vient renforcer cette chaîne de transmission à l’homme, d’autant plus que ces bêtes semi sauvages fréquentent les lieux habités et sont attirés par les dépotoirs et les décharges publiques venant même se mêler aux chiens domestiques. Les vétérinaires sont catégoriques, le seul moyen de juguler cette terrible maladie et de réduire le risque c’est d’organiser tout de suite des campagnes d’abattage de ces chiens errants, sachant que même si l’on se décide à reprendre les vaccins antirabiques, la présence de ces meutes de chiens errants fausse tous les calculs. Le cas relaté a été évoqué à plusieurs reprises, par les officiels locaux lors de leurs réunions, mais force est de constater qu’aucune décision concrète n’a été prise, à ce jour, sinon des proposition avancées pour faire appel à des entreprises spécialisées dans ce genre d’opération.
Ramdane B.
