Production céréalière dans la wilaya – Une bonne récolte en perspective

La campagne de moisson battage dans la wilaya de Bgayet s’annonce sous d’heureux auspices, à se fier aux déclarations de nombres d’exploitants de la vallée de la Soummam qui entrevoient une récolte sinon abondante, du moins appréciable. «La campagne de labours semailles s’est déroulée globalement dans de bonnes conditions. Il faut dire que contrairement aux précédentes campagnes, passablement perturbées par le manque de précipitations, cette année, l’aléa climatique est plutôt favorable et les pluies de la fin avril, quoique un peu tardives, augurent des résultats prometteurs», jubile un paysan de la région de Timezrit. «Notre agriculture est de type pluvial et ses performances sont intimement liées aux conditions climatiques qui prédominent», fait remarquer un exploitant d’Akbou. La disponibilité de la semence au niveau de l’UCA (Union des coopératives agricoles) a également été soulignée par certains céréaliculteurs : «Je m’approvisionne invariablement auprès de l’UCA, car la semence proposée est accompagnée d’un certificat de conformité. C’est le gage d’un investissement rentable, à contrario de la semence en vente dans le milieu interlope caractérisée par un pouvoir germinatif quasi nul », relate un autre agriculteur d’Amizour. Sur les dix mille hectares de terres emblavées, une proportion ne dépassant pas 20% est réalisée en intensifié une méthode qui suppose le respect de l’itinéraire technique dans la conduite de la culture céréalière. «L’adhésion à cette méthode moderne est un facteur de réussite, d’autant que notre agriculture ne bénéficie pratiquement d’aucun apport d’eau. Si les précipitations atmosphériques venaient à manquer et la culture conduite de manière archaïque, vous avez à la clef un rendement forcément dérisoire», nous explique un agent de vulgarisation agricole. «Il est grand temps, préconise-t-il, d’adopter les méthodes modernes, en commençant par utiliser exclusivement de la semence traitée et en éludant le semis à la volée».

N. Maouche