La Dépêche de Kabylie

Draâ El Mizan Les poissonniers imputent la hausse de son prix à la rareté du produit – La sardine à 400 DA le kilo !

« C’est du jamais vu ni entendu ! », ne cessait de répéter un septuagénaire devant un poissonnier au centre-ville de Draâ El Mizan à qui on a répondu que le prix du kilo de sardines est fixé à quatre cents dinars. Comme ce client, ils sont nombreux à avoir depuis des mois boycotté ce produit. Même les poissonniers ont décidé de faire une grève illimitée. « Nous ne gagnons rien dans l’affaire. Parfois, on nous livre jusqu’à quatre kilos qu’on ne peut vendre. Et puis, c’est cher. Les clients ne se bousculent pas devant nos cageots », nous a confié l’un d’eux. Et de poursuivre: « le produit manque beaucoup. Tout est pêché et aucun temps n’est accordé à la reproduction ». Alors que du côté des livreurs, un autre son de cloche se fait entendre. « Au niveau du port de Zemmouri, nous achetons quelques cageots en deuxième main, voire troisième main comme on le dit dans notre jargon. Il y a de nombreux spéculateurs. Et puis, n’oubliez pas la loi du marché : l’offre est très inférieure à la demande ». En dépit de l’argent injecté dans le secteur de la pêche, et malgré ces mille deux cents kilomètres de côte, la sardine reste aujourd’hui un produit de luxe pour les bourses moyennes. Depuis maintenant près de deux ans, son prix ne fait que s’envoler de jour en jour à telle enseigne que beaucoup de gens ne comprennent rien à ce sujet. En plus de la cherté de la sardine, la hausse du prix des œufs et du poulet est aussi à l’ordre du jour. Trois cents dinars pour un plateau alors que le prix du poulet vif est entre deux cents cinquante et deux cent soixante dinars algériens.

Amar Ouramdane

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