Mimoun Smail, ministre du Tourisme s’est rendu hier, dans la matinée à Bouira. La commune de Saharidj a été la première étape de sa visite d’inspection et de travail
Il y a été convié à Dar El Arch de la commune pour y apprécier l’exposition mettant en exergue la thématique » tourisme de montagne et artisanat « .
A ce propos, il y a lieu de souligner qu’il était question que le site de Tikjda accueille le » festival national du tourisme de montagne « . La manifestation a été annulée (ou reportée) pour cause de paralysie que connaît le CNSLT (centre national des sports et loisirs de Tikjda), depuis le début du mois d’avril.
Cela étant, à Saharidj, ont été présentées au ministre du tourisme quatre études portant sur la création de zones d’extension touristiques (ZET). Les études en question concernent les sites : Tala Rana (dans la commune de Saharidj), Ain Zebda (dans la commune d’Aghbalou), Hammam K’sana (dans la commune de El Hachimia) et l’espace forestier Errich(dans la commune de Bouira). Toujours à Saharidj, le ministre a procédé à l’ouverture officielle du séminaire s’étalant sur deux jours et traitant du tourisme de montagne. A retenir qu’un séminaire de cette nature est une première et que Bouira y a été choisi pour ses prédispositions naturelles à réussir une telle ambition. Une ambition affichée et par le ministre et par le wali qui n’a pas manqué d’accorder, depuis son installation à la tête de la wilaya, une importance particulière à ce secteur, jusque-là ignoré.
Le chef-lieu de la wilaya a été la seconde et dernière étape du périple du ministre du Tourisme. Il a visité deux projets de construction d’hôtels : un établissement de 88 lits, à Ras Bouira et un autre d’une capacité d’accueil de 128 lits à la sortie nord de la ville. C’est dire que l’on est très loin de l’ambition affichée. Cela est d’autant plus vrai qu’il s’agit de deux établissements n’offrant que des prestations limitées à la restauration et l’hébergement. Mais il faut reconnaître à la décharge des maîtres d’ouvrage que, en terme d’attraction touristique, le terrain n’est pas encore défriché à Bouira, même si les sites, en l’état brut, existent. En fait, le tourisme ce n’est pas que du béton, c’est aussi et surtout une politique et des mécanismes pédagogiques à mettre en place si l’on veut booster se fragment de l’économie appréciable. C’est d’ailleurs à cela que fera allusion le ministre, lors d’un point de presse animé en marge de cette visite. Il reconnaîtra que 90.000 lits dont dispose l’hôtellerie à l’échelle nationale est un chiffre dérisoire. Un chiffre appelé a être revu à la hausse, d’ici 2014.
A la question de savoir si l’Algérie pourrait tirer profit des révolutions que vivent nos pays voisins, le ministre répondra que cela n’est que provisoire et que la démarche de l’Etat est de réussir un tourisme durable.
Synthèse S.O.A

