On savait que la rentrée sociale fait que le service de l’état civil soit submergé de plus, la grève des communaux a sans doute engendré plus de problèmes. Des milliers de personnes se bousculent pour se faire délivrer des pièces administratives, qui un acte de naissance, une fiche de résidence…etc. A Ouadhias, chef-lieu de la commune et de la daïra, aux environs de 7h du matin, une foule nombreuses est déjà là une chaîne de plus d’une vingtaine de personnes s’est constituée devant le portail de l’APC, ces citoyens attendent l’arrivée des employés qui entament leur journée à 8h. Les usagers se disputent pour acquérir un ticket, la salle d’attente est prise d’assaut. Sur cette ruée, un employé nous déclarera : « Cette situation est normale du fait que le service n’a pas été assuré pendant la grève qui a duré plus de 20 jours. Heureusement, nos citoyens sont vraiment conscients, ils savent agir en conséquence ».Non loin du chef-lieu, à Tizi N’Tléta, la situation et le rush sont les mêmes au service d’état civil et ce tous les jours de la semaine, « j’ai raté plusieurs choses à cause de la grève, les communaux avaient raison, mais quoi qu’il en se soit, un service minimum doit être assuré par les grévistes », dit un citoyen. C’est pratiquement le même topo dans toutes les communes, paralysie pendant près d’un mois et précipitation des usagers pour se faire délivrer des pièces administratives, même s’ils n’en ont pas besoin car craignant un éventuel autre débrayage ?
M. Z.
