Oued Bururu, l’un des affluents de Mizrana, arbore une triste figure d’amont en aval. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, l’écosystème était d’une splendeur à couper le souffle, une étendue aquifère limpide et foisonnante de vie. Les eaux usées, sans canalisations, adéquates et étanches, représentent une menace permanente pour la santé publique dans nos villages. Cela se passe dans l’indifférence la plus totale des responsables en charge de ce secteur. Au chemin communal, desservant Tigzirt via Tikiouache, au lieudit Bururu au sud-ouest de Tizi n’Bouali dans la commune de Mizrana, les eaux usées ruissellent et coulent à flots et à ciel ouvert en se déversant dans ce milieu forestier, pourtant d’une importance vitale pour l’écosystème de la région. Les autorités concernées ne réagissent toujours pas pour freiner ce phénomène qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes ces derniers jours. Tout le long de ce tronçon routier, on constate des tas de détritus lesquels, avec le temps deviennent des dépotoirs sauvages, à ciel ouvert, d’où se dégagent des odeurs nauséabondes. Les usagers de ce tronçon, se rendant dans la station balnéaire de Tigzirt et, en particulier, les habitants des villages de Tizi n’Bouali, de Tamazirt Ourabah et de Tikiouache, nous diront à ce sujet : « Les eaux usées proviennent de l’assainissement du village Tizi n’Bouali, village perché sur le les majestueux monts de Mizrana ». Les services concernés sont interpellés pour réagir, et au plus vite. Mieux vaut prévenir que guérir, dit-on.
Mohammed Amrous

