Une famille d’handicapés moteurs en détresse

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M. Achour Mesrane, père d’une famille de 10 membres, est affaibli par une grave maladie pulmonaire, il lui a été conseillé de se rendre, en urgence, au Sanatorium de Tizi-Ouzou pour une éventuelle prise en charge, et cela en plus du diabète, de l’hypertension et de l’anémie, des maladies aussi graves les unes que les autres qu’il a contractées depuis plusieurs années. Il use de ses dernières forces pour subvenir aux besoins de ses quatre enfants, handicapés moteurs. En désespoir de cause, et après avoir frappé sans résultat à toutes les portes pour solliciter de l’aide, ce malheureux chef de famille s’en est remis au président de la République, à travers une requête dont nous détenons une copie. Une poignante missive où ce citoyen revient sur la série de malheurs qui s’est abattue sur lui et ses enfants. Nous apprenons, ainsi, qu’il est âgé de 60 ans, sans ressources ni retraite, et que 4 de ses enfants sont infirmes et handicapés moteur à 100% en raison d’un problème de consanguinité comme relaté dans cette correspondance. Son entrevue avec l’ex-Ministre de la solidarité M. Djamel Ould Abbas, qui l’a reçu dans son cabinet en 2005 et auquel un dossier complet a été remis, a débouché sur l’engagement du ministre a lui venir en aide, mais à ce jour, cela est resté sans suite, au même titre, d’ailleurs que les nombreux autres dossiers remis aux autorités locales. Dans cet ultime recours, adressé au Président de la République, ce citoyen tente d’attirer l’attention sur son cas qui ne peut être qualifié que de désespéré et cela au moment où tout un tapage est fait autour des actions de solidarité au profit des nécessiteux. Achour est loin d’être un anonyme, car étant parmi les tous premiers militants de la cause Amazigh dans les années 1980, il est très connu sur la place publique, et nombreux sont ceux qui pensent qu’il est en train de payer pour son engagement dans la lutte pour la cause identitaire et son refus de marchander ses principes et son idéal. Cette famille a besoin d’un soutien matériel urgent, sachant que les enfants handicapés ont besoin d’équipements et de consommables, tel que les couches pour adultes et les médicaments. De plus, Achour, qui a déjà perdu un poumon, s’achemine inexorablement vers une issue fatale sans une prise en charge urgente dans un centre spécialisé. Espérons que, parmi nos officiels, il se trouverait au moins une personne qui se pencherait sur le triste sort de cette famille

Oulaid Soualah

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