Contrairement aux éditions précédentes qui drainaient les grandes foules et de nombreuses associations au premier coup d’envoi, il était regrettable pour toutes les parties de se voir réduit au strict minimum en terme de maisons de jeunes présentes pour le défilé et la cérémonie d’ouverture. Le coup de starter a été donné jeudi passé à la maison de jeunes de Mechtras. M. Larbani, le directeur et tout l’encadrement de cette maison de jeunes habitué à beaucoup mieux, laissaient entrevoir de la déception. Les maisons de jeunes de la région à savoir Ouadhias, Boghni, Draâ El Mizan et Tizi-Gheniff ont préféré ne pas s’aventurer à Mechtras, qui venait de vivre la veille une soirée mouvementée. La décente des services de sécurité ont, faut-il le rappeler, effectué une décente pour procéder à la fermeture d’un lieu de débit de boisson alcoolisée illicite. Suite à quoi, des émeutes ont éclaté et se sont propagées jusqu’au chef-lieu de daïra de Boghni. Du coup, le cinquième festival de la chanson moderne de la maison de jeunes de Mechtras a été boudé par plusieurs associations. Qu’à cela ne tienne, l’association Tafath des Ath Si Youcef, les scouts et la maison organisatrice ont fait le nécessaire en effectuant le traditionnel défilé du CFPA de la commune jusqu’à la maison des jeunes. Une fois sur les lieux, M. Larbani annoncera l’ouverture officielle du festival en l’absence des officiels, pourtant invités depuis des jours. Les Anges des Ath Si Youcef ont à eux seuls réussi à donner une dimension et un cran supplémentaire au festival par l’interprétation de nombreuses chansons du maître de la chanson moderne Kabyle à savoir Idir, des chansons de Chérif Khedam, de la diva Nouara et de Ali Ideflawen ont été merveilleusement interprétées par la chorale des anges d’Assi Youcef. Ces jeunes de l’association Tafath ont rendu son âme au festival des Mechtrassiens. Vers onze heures, le P/APC fait son entrée en s’excusant pour le retard. S’était le moment de la traditionnelle collation. A midi, après la pause déjeuner, une sortie plein air était prévue. Vers la fin de l’après midi, les maisons des jeunes de Aïn El Hammam, de Mekla et d’Iferhounene ont amusé la galerie par des chants modernes. Arezki Takfarinas et Youcef Fadli, deux chanteurs locaux ont chauffé l’atmosphère et été à l’origine d’une ambiance des grands jours par de sublimes chansons que le grand public a appréciées.
H. T.
