Cette bibliothèque qui a ouvert ses portes en janvier de l’année en cours n’a pas tardé à atteindre sa vitesse de croisière et devenir le point de ralliement des jeunes d’El Adjiba et des communes avoisinantes. 480 adhérents permanents est déjà un chiffre considérable et qui est appelé à être doublé durant les prochaines vacances scolaires. La bâtisse réalisée en R+1, flambant neuve, offre toutes les conditions nécessaires pour la lecture avec 03 salles de lecture spacieuses et la disponibilité de pas moins de 3500 livres, de toutes les matières, dont 500 sont destinés au près scolaire. Il ne manquait que des livres en tamazight pour permettre à chaque adhérant de s’atteler à la lecture de son choix, en toute quiétude, sachant que la bâtisse est située en léger retrait par rapport à la ville, dans un environnement calme et propice pour une lecture en toute quiétude et concentration. Nous apprenons, de la bouche du responsable, Mr Banouh Hamadache, que la plupart des étudiants d’El Adjiba, El Asnam, Bechloul et M’Chedallah, qui se préparent à l’examen du BAC, viennent dans cette bibliothèque qui leur offre toutes les conditions pour préparer leurs examen. Ce responsable nous apprendra que les moyens humains sont largement suffisants, ce qui explique le remarquable ordre et l’entretien impeccable dans l’enceinte culturelle. Notre interlocuteur nous apprendra d’ailleurs qu’une bibliothécaire expérimentée est affectée pour accompagner les étudiants dans leurs recherches et besoins. Il ne manquera pas, cependant, d’évoquer une contrainte majeure qui pénalise durement les adhérents, ainsi, et malgré la disponibilité de 13 micro-ordinateurs, la bibliothèque n’est pas reliée à l’indispensable réseau Internet. Un manque dont l’APC doit faire une priorité et combler au plus vite pour faire de la structure une «Bibliothèque universelle», ceci en plus de la direction de la culture et du HCA qui doivent fournir la gamme manquante de livres en Tamazight. Un manque qui ne peut être qualifié que d’aberration, dans une région berbérophone, et qui a provoqué le courroux de nombreux jeunes qui nous ont abordés sur les lieux et qui ne nous ont laissé partir qu’après nous avoir arracher la promesse d’évoquer cette lacune dans notre article. Il serait bien dommage de laisser cette bibliothèque, bien partie pour devenir la Mecque de tout les jeunes et même des moins jeunes de la région, souffrir encore longtemps de ces manques évoqués.
Oulaid Soualah
