La pénurie d’eau dont souffre le village Akaoudj, le plus grand de Aït Aïssa Mimoun, dans la daïra de Ouaguenoun, perdure.
C’est ainsi que la plupart des foyers de ce village de 5 000 à 6 000 habitants, sont confrontés à un véritable calvaire du manque d’eau potable, une denrée qui ne coule parfois de leurs robinets qu’une fois par mois, depuis un bon moment. «Nous avons soif, nous payons les abonnements à l’ADE sans qu’une goutte ne coule de nos robinets», nous dit un citoyen de cette localité. Depuis des lustres, les habitants demeurent privés de ce précieux liquide sans que les responsables ne daignent se pencher sur leur calvaire. «Nous sommes privés de cette denrée rare et précieuse. Pour s’alimenter en ce précieux liquide, on a recours en été comme en hiver, à l’eau des citernes puisée dans les fontaines du village. Nous menons une vie infernale», fulminera Sabrina. Un autre citoyen de Tahanouts nous dira à ce propos : «Je me demande pourquoi tous les responsables à différents nivaux, restent indifférents à notre situation. C’est inadmissible !», clame t-il. Avant d’enchaîner : «Pourtant, les responsables de l’ADE ne cessent d’annoncer que l’eau est disponible dans presque tous les foyers, ce qui est faux». L’eau du barrage de Taksebt est destinée pour d’autres contrées, alors que nous, on a soif», ironise-t-il. Ce dernier nous fait savoir que les responsables autorités concernées ont été interpellées à maintes reprises, hélas, cet épineux problème perdure encore et les habitants continuent de subir les affres de cette pénurie. Ils sont obligés de parcourir de longues distances pour remplir un jerrican d’eau potable qui servira pour la cuisine et la boisson, ou de débourser plus de 1 200 Da pour la location d’une citerne d’eau pour l’utilisation domestique. Les habitants d’Akaoudj sollicitent encore les services de l’Algérienne des eaux de trouver la solution adéquate pour pour ce problème, surtout en cette saison estivale.
Mohammed Amrous

