Après plus de trois mois de grève, et notamment suite à l’article paru dans nos mêmes colonnes la semaine dernière, le ministère de la Jeunesse et des Sports est finalement sorti de sa léthargie en instruisant ses services de mettre un terme à la situation de pourrissement qui sévissait au sein du CNSLT
C’est en effet, aujourd’hui mardi, que doit se tenir une réunion de réconciliation entre employés et le DG du CNSLT pour trouver une issue à la crise persistante, même si de nombreux salariés du centre exigent la satisfaction de leurs revendications comme préalable à toutes négociations.
D’emblée, les travailleurs du CNSLT nous ont fait part de leurs préoccupations principales qui demeurent leurs revendications socioprofessionnels : ‘“Nous exigeons avant toute chose, de toucher un rappel de nos indemnités salariales depuis 2008 à ce jour et non pas à partir de 2009 comme proposé par notre direction…. . c’est une nouvelle grille de salaire qui doit être appliquée à l’ensemble des travailleurs depuis 2008…’’ Un autre problème soulevé à trait aux agents de sécurité qui sont considérés comme grévistes alors qu’ils ont apporté que leur soutien aux grévistes : “les agents de sécurité non grévistes sont considérés comme tels par la direction alors qu’ils n’ont fait qu’approuver le mouvement de débrayage tout en assumant leurs fonctions quotidiennement de jour comme de nuit… la preuve ils disposent d’ordre de mission leur permettant d’utiliser le véhicule de fonction pour surveiller le centre ainsi que le chalet du Kef. ’’ A propos de l’exigence du départ du DG et de cinq de ses assistants, le personnel du CNSLT nous confirmera que 03 sont partants. Un départ approuvé et considéré comme une preuve de bonne volonté par les travailleurs du centre qui demeurent optimistes quant à leur avenir. Selon nos interlocuteurs, le DG aurait formulé des excuses à peines voilées en demandant au personnel de ‘’ tourner la page ‘’ et de reprendre leurs activités en leurs promettant de solutionner leurs problèmes. La majorité des travailleurs campent toujours sur leurs revendications mais les syndicalistes tentent de calmer les ardeurs en jouant la carte de la prudence pour sortir à tout prix d’une crise qui n’a que trop duré.
Hafidh B.

