l La spirale de la violence islamiste continue particulièrement à la périphérie de Boumerdès. Un commando du GSPC composé de 4 éléments selon nos sources a attenté à la vie d’un citoyen avant-hier en début de soirée, au site des chalets de Haï El Louz situé à 8 km à l’ouest de Thénia. Agé de 55 ans environ et répondant au nom de Merchichi Ali, ce villageois, ex-membre des GLD, a reçu, dans la nuit de vendredi à samedi vers 20h, la mauvaise visite d’un groupuscule terroriste. Alors que deux éléments de ce commando faisaient le guet, deux autres se dirigèrent tout droit vers un logis en préfabriqué situé à l’extrémité sud du site. A peine la victime est-elle sortie, elle a été criblée de balles. Elle succomba à ses blessures avant son évacuation vers l’hôpital de la ville. Leur forfait accompli, les terroristes ont pris la fuite en direction des maquis avoisinants. Alertées par les détonations, des patrouilles de l’ANP, suivies de celles de la BMPJ se sont immédiatement rendues sur les lieux. Les forces de sécurité ont relevé des indices leur permettant d’identifier les auteurs de l’acte ignoble et de déclencher une opération antiterroriste dans les parages. L’attentat est attribué, selon des informations recoupées, à des sanguinaires étrangers à la commune. Mais le GSPC ne peut se mouvoir et frapper ici et là qu’en s’appuyant sur ses relais lui désignant les cibles et les possibilités d’empêcher les interventions des forces étatiques de sécurité. Intervenant au lendemain de l’explosion de deux bombes artisanales ayant fait trois blessés dans les rangs de l’ANP au douar voisin de Tamsaout et qui s’ajoute à une série d’attentats ayant en un mois coûté la vie à deux civils et deux membres des services de sécurité, la tuerie d’avant-hier ravive la psychose des riverains. Précisant que le père de famille assassiné faisait partie du premier noyau local des résistants, d’autres Patriotes s’inquiètent pour leur sécurité. “On nous recommande de redoubler de vigilance ces jours-ci mais personne n’a pensé à nous doter de gilets pare-balles”, déplore l’un d’entre-eux.
Salim Haddou
