L’été sur la côte Est béjaouie – Arrivée des premiers estivants

C’est le premier week-end de juillet et subitement l’ambiance a changé virant de la monotonie habituelle au grand rush des vacanciers. Dès la matinée du vendredi, les plages du littoral Est ont été prises d’assaut par les nombreux estivants venus les uns pour passer le week-end et d’autres pour débuter leur séjour programmé depuis belle lurette.

De Melbou à Boukhelifa en passant par Souk El Tenine, Aokas et Tichy, il n y avait pratiquement aucune plage de libre. Toutes étaient submergées de monde. Le drapeau rouge signalant l’interdiction de se baigner n’a pas dissuadé les jeunes qui ont bravé cette interdiction pour s’aventurer dans une mer plus ou moins déchaînée. Les surveillants de baignade aidés par la police des plages ont souffert le martyre dans le travail tellement les baigneurs ne les écoutaient pas et voulaient se baigner coûte que coûte faisant fi du danger qui les guette. Alors que les commerçants autochtones appréhendaient cette saison estivale qu’ils croyaient perdue pour leurs affaires, voilà qu’ils reprennent espoir en voyant cet afflux de monde même si cela ne durera que le mois de juillet car en août ce sera le ramadhan et chacun rentrera chez soi, écourtant ainsi la période estivale laquelle sera amputée par ce mois sacré jusqu’ à l’été 2016.  » Nous avons enregistré l’arrivée d’une dizaine de familles pour ce premier jour de juillet et nous attendons beaucoup plus de familles à partir du 10 du mois, selon bien sûr les réservations faites  » dira Rafik, agent d’accueil dans une agence immobilière à Aokas. De son côté Azzedine, gérant d’un restaurant saisonnier (estival) dans la même station balnéaire, sera plus pessimiste en déclarant que les quelques personnes venues ce week-end, ne présagent pas d’une bonne saison estivale. Pour ce dernier, les vacances cette année, se résumeront à deux semaines qui s’étaleront de la deuxième décade jusqu’au dernier week-end du mois. Effectivement, Azzedine n’a pas tort car en se remémorant les saisons passées, les vacanciers arrivent généralement après la proclamation des résultats du baccalauréat qui ont souvent lieu après la première semaine de juillet et durant le mois de ramadhan, tous rentrent chez eux laissant les autochtones passer seuls ce mois sacré. Doit-on déduire que la période estivale est compromise d’ici quatre autres années ? Assurément car le mois de ramadhan est tellement sacré au point que les algériens préfèrent le passer à la maison plutôt que dans un hôtel ou un camping familial, ceci malgré la beauté de la côte béjaouie qui reste l’une des plus prisée du pays. Béjaia dispose d’une cinquantaine d’hôtels dont un tiers d’hôtels balnéaires et les deux autres tiers urbains, de près d’une cinquantaine de campings, d’une trentaine de centres de vacances et spécialement pour les jeunes, de deux maisons de jeunes disposant de la literie et de deux auberges de jeunes, l’une à Tichy et l’autre à Melbou. Toutes ces infrastructures permettent d’accueillir des dizaines de milliers de vacanciers ceci en plus des particuliers qui louent des appartements par le biais des agences immobilières.

A. Gana