Ayant épuisé toute les démarches auprès des responsables locaux de l’ADE, en vue d’endiguer la crise d’eau potable qui perdure depuis la fin du printemps, le président de l’APC de Souk El Tenine a décidé de saisir, par écrit, le ministre des ressources en eau.
Dans sa missive (dont une copie est parvenue à notre rédaction), le maire écrit : « Nous recevons quotidiennement des comités et des citoyens qui se plaignent de la rareté de l’eau potable et cela depuis plusieurs semaines. Les responsables concernés ont été saisis, mais en vain. Avec l’actuelle canicule et la demande qui s’accroît sur ce précieux liquide, nos concitoyens souffrent énormément », et de préciser plus loin : « Notre commune est alimentée simultanément par Tassadort, le barrage et les forages de Mechtras. Normalement, les quantités qui nous parviennent devraient suffire pour couvrir les besoins de nos habitants. Hélas ce n’est pas le cas. Pour éviter tout débordement et toute action de la part de nos concitoyens, dont les conséquences pourraient être fâcheuses, nous vous prions, Monsieur le Ministre, de prendre les mesures efficientes ». Signalons que plusieurs citoyens nous ont aussi fait part de la rareté de l’eau depuis plusieurs semaines. Les esprits s’échauffent et il n’est pas exclu qu’une action de protestation soit organisée si ce problème perdure.
…A Maâtkas aussi
A Maâtkas, une commune de 45 villages, la crise due à l’indisponibilité de l’eau potable a contraint le P/APC à sortir de ses gonds. Plusieurs villages du Aarch de Berkouka, à Aït Aïssi Ouziane, Ighil Issiouane et même au chef-lieu, l’eau est indisponible. Les citoyens font recours à l’achat de citernes d’eau, à un prix très élevé pour étancher leur soif. A ce propos, le P/APC tirera la sonnette d’alarme : « L’eau se fait trop rare, au point de soulever l’ire et la colère de nos concitoyens. A Berkouka, un Aarch de 9000 âmes, les robinets sont à secs depuis des semaines. L’ADE est invitée à faire le nécessaire avant que l’irréparable ne se produise. La conduite principale est piratée et vétuste, sa refféction est vivement souhaitée. Une autre conduite, via la station 128, est une autre solution qui pourrait mettre fin à cet épineux problème ». Quand aux citoyens que nous avons rencontrés au chef-lieu, leurs craintes d’être, encore, privés d’eau en cette période et à l’approche du Ramadan, sont grandes. L’un d’entre eux fulminera : « Au moment où l’état injecte des milliards pour rendre l’eau disponible, à Maâtkas, nous continuons de vivre le calvaire du à son indisponibilité prolongée. Dans d’autres localités l’eau coule à flot et se perd même dans la nature avec les fuites récurrentes, chez nous c’est le rationnement et la rareté. Ce n’est pas juste ».
Hocine T.

