Les prix des œufs connaissent à leur tour une ascension démesurée et la plaquette qui contient une trentaine d’oeufs est cédée à 280 Da, alors que le consommateur s’attendait à une baisse.
En effet, d’habitude, leur prix dégringole durant la période des grandes chaleurs puisque ce produit de ponte est alors rarement consommé. Pour cette raison, le citoyen s’attendait au moins à une baisse de prix qui s’annoncerait à 120 Da la plaquette, comme cela fut parfois. Hélas, ce n’est pas le cas de nos jours. Par ailleurs, nous avons beau dire que la wilaya de Bouira est une région à vocation agricole par excellence, mais cet avantage ne permet toujours pas au consommateur de payer les produits agricoles, notamment les légumes pourtant locaux à des prix raisonnables, et que, c’est le contraire qui est remarqué. Pour édifier notre cher lecteur, hier, la salade a été vendue à 80 Da le Kg au marché couvert. La pomme de terre est un produit largement cultivé en lui réservant de plus en plus de terres irriguées pour accroître sa production, une démarche soutenue et encouragée par l’Etat. Il reste que le prix du kilogramme soit toujours disproportionné parce qu’il n’arrête pas d’osciller entre 30 et 40 Da, et très rarement moins, pour ne pas dire jamais. Cette décevante réalité bat en brèche l’optimisme affiché pour ce qui est de rendre la pomme de terre accessible aux plus faibles ménages. Malgré sa production en grandes quantités, ce tubercule continue tout de même à se vendre cher. Ni l´extension des espaces irrigués, ni la multitude de producteurs qui ont versé dans ce créneau porteur, n´ont pu arrêter la hausse des prix qui a touché et touche encore, ce légume depuis une décennie. Les autres légumes n´échappent pas au phénomène. Quand on cherche la cause, les divers acteurs se renvoient la balle. Les producteurs accusent ouvertement les grossistes qui, à leur tour, pointent du doigt les détaillants. Enfin, tout le monde s’en lave les mains. Pour tenter d´endiguer la hausse, les pouvoirs publics avaient projeté de créer un marché régional de gros au niveau d’Aïn Bessem. De toutes les manières, nonobstant les solutions préconisées, et les formules envisagées ou appliquées, le consommateur ne sent pas les bonnes conséquences très attendues.
Fahem H.

