La crèche communale de la ville d’Akbou manque terriblement d’espace pour assurer le gardiennage à tous les enfants des parents qui la sollicitent. Elle est en mesure de prendre en charge seulement une centaine d’enfants, et une soixantaine environ est refusée chaque année par manque de places. Une demande qui dépasse largement l’offre. Bouchrit Mohamed, un élu local et membre du conseil d’administration et de gestion de cette crèche, informe pourtant qu’un terrain communal pour une éventuelle extension existe mais il n’est pas encore libéré par l’entreprise Cotitex Akbou. «Un terrain attenant à la crèche et appartenant à la commune d’Akbou mais détenu par la Cotitex demeure toujours en litige entre ces deux parties. L’APC a introduit même une action en justice afin de récupérer l’assiette foncière pour l’annexer à la crèche. Notre organisme a besoin d’une extension qui fera d’elle une crèche digne de ce nom. Cette extension nous permettra de répondre à toutes les demandes, c’est pourquoi, je lance un appel à monsieur le wali de Béjaïa pour qu’il intervienne et mette un terme à un litige qui n’a que trop duré», a-t-il dit. Mme Bacha Ferroudja, la directrice de cette crèche depuis avril 2010, a brossé un tableau sur les activités de cet organisme de gardiennage d’enfants créé le mois de juillet 1998. «Nous accueillons chaque année 120 enfants âgés entre 18 mois à 4 ans et nous refusons l’inscription à 60 à 70 autres, faute de places. Les enfants sont encadrés par 16 éducatrices dont 9 psychologues, 2 sociologues et 1 orthophoniste» a-t-elle affirmé. «Nous pratiquons des prix symboliques et abordables : 3 000 Da pour les enfants à qui l’on assure le transport, 2 500 Da sans le transport et 1 500 dinars pour les enfants des employés de la commune. Une réduction de 1 500 dinars est faite pour deux enfants frères. Au lieu de 6 000 Da pour les deux, ils payent seulement 4 500 Da», a-t-elle ajouté. «Concernant le transport, avant, la crèche bénéficiait d’un bus affecté par l’APC et prend en location un autre. Mais depuis septembre 2011, elle a pris en location carrément deux bus qui lui coûtent une bagatelle somme de 70 mille dinars par mois. Nous ne recevons aucune subvention pour y faire face, autrement dit, nous fonctionnons juste avec l’argent des cotisations mensuelles des enfants, c’est pourquoi nous souhaitons que l’APC nous réaffecte un bus ou nous achète carrément un. L’argent gagné servira pour l’amélioration des repas des enfants», a-t-elle indiqué. «Les infrastructures existantes se limitent à un réfectoire, un salon, un bureau administratif et une grande salle séparée en classes. A l’extérieur, nous avons un petit manège. Nous voudrions coûte que coûte acquérir le terrain dont a parlé mon collègue pour la construction d’un dortoir car, en ce moment, les enfants font leur sieste dans les classes», souligne-t-elle. «Nous organisons même chaque année une fête conviviale et festive à l’occasion de la journée internationale de l’enfant fixée le 1er juin de chaque année. Cette année, les enfants ont eu droit à la présentation de leurs propres activités composées de chants, de petites pièces théâtrales et une chorégraphie. Ils ont été égayés aussi par un magicien, des clowns et une pièce théâtrale présentée par l’association culturelle Idhles d’Ouzellaguen. Il y a eu par ailleurs une collation offerte aux parents et une distribution de cadeaux pour les chérubins», a-t-elle soutenu.
L. Beddar
