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La mendicité par le biais des enfants

Elles font leur réapparition à Saharidj et M’chedallah ces mendiantes, qui portent en “bandoulière” des nourrissons sans aucun ménagement. On admettrait difficilement que la vraie mère traitera son bébé de cette manière inconfortable et surtout pénible pour ces enfants emmaillotés dans un morceau de chiffon sale (pour faire plus vrai) et porté sur le côté comme un vulgaire sac de patates, qui ne cessent de pleurer et de s’agiter tout le temps que dure leur tournée à travers les cafés, les mosquées ou les marchés.Ces nourrissons, exposés au soleil sans protection dans des endroits très sales, à moitié nus, ne portant que des guenilles pour apitoyer et provoquer la compassion des passants ne s’en sortiront qu’avec des séquelles qu’ils garderont toute leur vie. Une mendiante qui sillonne les villes et villages de la région, âgée d’environ 60 ans ramène avec elle un nourrisson d’environ quatre mois, il est tout a fait clair que cet innocent est sois “prêté” par sa véritable mère, soit “loué” à cette vieille qui a largement dépassé l’âge de procréer. La manière dont est porté et “manipulé” ce petit démontre que cette sexagénaire n’éprouve aucun sentiment maternel envers lui. Ce qui est beaucoup plus effrayant, c’est que cette femme que nous avons croisée plusieurs fois à M’chedallah-ville n’a jamais suscité un commentaire ou geste de réprobation de la part les citoyens, ni encore moins des autorités locales, qui ne peuvent ne pas l’avoir remarquée car elle est devenue une familière de cette ville.La société est-elle devenue insensible au point de se taire devant le calvaire de cet innocent ?Une autre mendiante trimbale toute une nichée d’enfant (03) dont l’aîné arrive à peine à se tenir debout, ne dépassant pas les trois ans, chétifs et sales, ces pauvres enfants offrent un spectacle déplorable, ces mendiantes ne sont pas de la région. Dieu seul sait le trajet qu’on fait subir à ces enfants pour arriver à leur lieu de… travail. Ces femmes sans scrupule font leur apparition à chaque approche du Ramadhan et pendant toute la durée, c’est la période ou les gens ont tendance à faire l’aumône comme recommandé par l’islam. Connaissant la clémence et la charité de la région. Nous sommes absolument certains que ces mendiants feront le plein sans ces enfants. C’est un fait qu’il n’y a aucun loi qui interdit la mendicité, mais quant à faire exposer des nourrissons à toutes sortes de dangers les consciences sont interpellées. Bien des citoyens se passeront des “couffins de Ramadhan”, pourvu que cesse le supplice de ces petits.

Omar Soualah

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