Frikat Résorption de l'habitat précaire – 64 logements lancés

Finalement, la résorption de l’habitat précaire voit le jour dans cette commune qui attendait depuis sa création en 1985, la libération d’un terrain occupé par un bidonville de l’époque coloniale.

«Lors de la dernière attribution, nous avons fait bénéficier vingt familles. Cela nous a permis de récupérer l’assiette foncière. Et ce genre d’opérations va continuer jusqu’à l’éradication totale de l’habitat précaire», nous a confié M. Arezki Ghezali, l’un des adjoints au maire. Interrogé sur d’éventuels projets pour résorber ce type d’habitat, il nous a appris que deux programmes de quarante-quatre logements pour l’un et vingt pour l’autre, sont lancés. Avec ces deux projets, les élus de Frikat comptent en finir définitivement avec ce type d’habitat. Dans cette commune rurale, les citoyens préfèrent beaucoup plus construire sur leurs terres. D’ailleurs, en terme d’habitat rural, Frikat est considérée comme étant l’une des communes où cette formule a très bien réussi. « Nos concitoyens ont pleinement adhéré à cette formule. D’ailleurs, maintenant avec le quota suffisant dont nous avons bénéficié dernièrement, toutes les demandes seront satisfaites », nous a confié le maire de Frikat. Tout comme dans de nombreuses municipalités, le problème des logements squattés à Frikat n’est pas encore résolu. Autre formule qui devrait normalement voir le jour dans cette commune, ce sera le logement LSP. « Il faut que la commune fasse en sorte à ce qu’elle obtienne un projet dans ce sens, car nous les fonctionnaires, nous en avons besoin. On ne peut ni prétendre à un logement social locatif en raison de notre salaire qui dépasse le seuil ni encore moins à l’habitat rural, car nous n’avons pas de lots de terrains. La seule chance qui nous reste est le LSP », nous a dit un enseignant qui voudrait que cette formule ait sa place à Frikat.

Amar Ouramdane