Se sentant bernés, les travailleurs de l’éducation nationale ayant pris part au stage d’animateurs de centre de vacances et de loisirs de jeunes, deuxième degrés, organisé par les œuvres sociales du secteur, attendent toujours la validation de ce stage. Selon nos interlocuteurs, après trois années d’attente, le stage s’est avéré nul et sa validation semble être le cadet des responsables de la JDS qui écartent l’idée de la conformité et la légitimité du regroupement sous prétexte que cette dernière n’a pas été associée à l’opération. « Notre secteur n’a été destinataire d’aucun document inhérent à l’organisation de ce stage », nous a déclaré un responsable au niveau de la structure actuellement appelé à d’autres fonctions. De leurs côtés, les représentants des œuvres sociales de l’éducation initiateurs du stage assurent que toute les conditions étaient réunies pour son organisation conformément aux lois en vigueur à en croire les dires de M. Arefiz, en sa qualité de vice-président de la structure. « Comment justifier l’encadrement qui était assuré par des cadres de la DJS à l’exemple de R. Lamouchi, directeur de l’auberge de jeunes de Tichy et M. Cherifi M. Z., inspecteur Béjaïa Soummam, pour ne citer que ces noms aux côtés d’autres directeurs de centres de vacances ? », s’est interrogé en substance M. Arefiz. Pour les mis en cause, leur participation à ce stage n’était pas fortuite puisqu’ils disent être destinataires des convocations individuelles émanant des œuvres sociales où ils ont versé la somme de 2500 DA (frais de participation). Après une semaine de stage bloqué au niveau du lycée Trik Stif, couronné par un test écrit, tous les stagiaires avaient obtenu des attestations de stage (actuellement en leur possession), signées par M. Cherifi Mohamed Zine, (inspecteur DJS), en sa qualité de directeur du stage qui seront ensuite remises en causes pour des raisons toujours non élucidées. « Deux années après avoir participé au premier stage (1er degré) organisé conjointement par les œuvres sociales de l’éducation et la direction de la jeunesse et des sports, nous avons reçu des convocations pour prendre part au stage de 2eme degré conformément aux lois en vigueur qui nous permettra de prendre part au diplôme d’Etat et de là même solliciter des postes de directeurs de CVLJ, malheureusement, c’est un véritable coup d’épée dans l’eau », nous a déclaré un porte-parole du groupe qui n’a pas écarté l’idée de recourir à la justice pour situer les responsabilités « Toutes les preuves sont réunies pour agir dans les prochains jours », conclut-il. Wait and see.
Rabah Zerrouk