Une opération de réaménagement de l’ancienne décharge publique vient d’être déclenchée par les services de la municipalité. Le site retenu est situé en bordure d’Assif N’Sahel, à proximité de la base de vie des Chinois intervenant sur le projet de l’autoroute. On apprendra qu’une enveloppe de 45 millions de centimes a été débloquée pour mener à terme dans les plus brefs délais cette opération qui revêt un caractère urgent. La décision de réactiver cette ancienne décharge a été prise après l’échec des négociations menées avec les citoyens d’Ahnif. Ces derniers se sont opposés à la réalisation d’une décharge publique sur une parcelle de terrain cédée par un particulier de cette commune. Pourtant, ce site a reçu un avis favorable de la commission technique de daïra. Ce sont les explications avancées pour expliquer le retard mis pour la prise en charge des impressionnants amoncellements d’ordures. Certes que la réouverture de cette ancienne décharge constitue une solution temporaire pour cette commune qui, faut-il le rappeler, était une commune mère et fait en même temps office de chef-lieu de daïra. Ce qui fait d’elle une localité qui enregistre le plus important volume d’ordures ménagères et autres déchets provenant des diverses activités tel que celles du marché hebdomadaire. Il demeure cependant que cette insoluble contrainte majeure se pose avec acuité au reste des cinq autres communes de la circonscription de M’Chedallah. Par ailleurs, et quant au sort réservé au projet du centre d’enfouissement technique (CET), autour duquel tout un tapage a été fait depuis 2005, on nous fera savoir qu’aucune décision n’a été prise jusqu’à présent. De ce fait et par voie de conséquence, chaque APC doit improviser pour se débarrasser de ses ordures.
Oulaid Soualah
