Il est bien connu que durant ce mois sacré de Ramadhan, le pays tourne au ralenti et avec lui ses institutions qui ne dérogent pas à la règle.
En effet, à défaut de simplifier le quotidien des citoyens, en offrant des prestations de qualités, et un service public de haute facture, les services de l’état civil de la commune de Lakhdaria font tout l’inverse, à savoir, compliquer l’existence de la population, plus qu’elle ne l’est déjà ! C’est du moins ce qui a été observé en ce début de carême, vers les coups de 13h30, alors que les files d’attente des citoyens s’allongent, les guichets étaient désespérément vides… Au grand dam des usagers qui semblaient désappointés face à cette situation. A ce sujet, un citoyen visiblement agacé ironisera en déclarant : «Ils sont partis s’attabler, c’est l’heure !». Après de longues minutes, l’agent préposé à la légalisation des documents pointera le bout de son nez avec une certaine nonchalance…Ce qui a eu pour effet d’agacer sérieusement l’assistance qui s’impatientait sous une chaleur étouffante. Néanmoins, cette exaspération générale, ne dérangeait pas le moins du monde certains guichetiers, qui continuaient à traîner de la patte, en s’occupant de tout, sauf de leur travail ! L’exemple le plus frappant est celui de cet agent, qui discutait de football, et plus précisément des recrutements au sein de l’USMA… Tandis que les citoyens bouillonnaient de l’intérieur ! Cet exemple n’est qu’un petit échantillon des absurdités qui se passent au niveau de l’état civil de Lakhdaria. De tels agissements sont monnaie courante au niveau de nos administrations, mais là où le bât blesse, c’est que durant ce mois de jeûne, les esprits s’échauffent plus rapidement pour des raisons que tout le monde peut deviner…Ce qui pourrait engendrer de fâcheuses et graves conséquences. D’ailleurs, le pire a été évité de justesse au niveau de cet état civil, car un citoyen pris d’une crise de nerfs, face à cette mascarade bureaucratique, s’est violemment accroché avec un employé récalcitrant. Enfin, il est utile de rappeler que de tels agissements indignes sont souvent rapportés, de ce fait, l’excuse du Ramadhan n’est absolument pas valable afin de les justifier.
B. R.

