La Dépêche de Kabylie

Frikat Au deuxième jour de protestation des habitants d’Imazgharène – C’est le statu quo !

«Nous allons suspendre le mouvement aujourd’hui à midi pour le reprendre le dimanche. A partir de là nos actions seront beaucoup plus radicales», nous a confié un autre membre du comité.

«Nous sommes ici depuis presque quarante-huit heures. Personne n’est venu nous voir. C’est toujours le statu quo», nous a répondu sur place un membre du comité de village d’Imazgharène au deuxième jour de la fermeture des sièges de la daïra de Draâ El Mizan et de l’APC de Frikat. Au moment où nous étions en contact avec le président du comité une réunion se tenait entre les membres du bureau pour décider des suites à donner à leur mouvement. Peu de temps après, la décision de suspendre momentanément cette action a été prise. «Nous allons suspendre le mouvement aujourd’hui à midi pour le reprendre le dimanche. A partir de dimanche, nos actions seront beaucoup plus radicales», nous a confié un autre membre du comité. Cette suspension est prise car les habitants commencent à être fatigués d’autant plus que cette action survient en plein mois de Ramadhan. «Nos revendications resteront toujours les mêmes. Nous ne ferons aucune concession à ce sujet. Nous refusons d’aller rencontrer ces directeurs à la wilaya car ce sont eux qui n’ont pas tenu leurs promesses. Cette fois-ci, nous n’allons pas céder. Toutes les actions à venir seront décidées ce week-end en assemblée générale», a ajouté un autre membre du comité. Pour la mairie de Frikat, notre interlocuteur, nous a fait savoir qu’elle restera fermée toute la journée. A midi, les protestataires ont démonté la tente et déplié la grande banderole et se sont dispersés dans le calme. Pour rappel, les habitants d’Imazgharène (plus de 10 000 âmes) revendiquent en premier lieu de l’eau potable, ensuite l’application des décisions prises par les directions de l’éducation, celle de l’énergie et des mines, de l’hydraulique, d’un côté et les engagements pris par les autorités locales par rapport aux opérations qui dépendent des PCD, de l’autre côté. A cet effet, ils ont mené depuis le début de semaine diverses actions : fermeture des sièges de l’ADE, de l’hydraulique, de la daïra et de la mairie.

Amar Ouramdane

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