L’APE monte au créneau

Les résultats obtenus, l’an dernier, au baccalauréat et qualifiés unanimement de catastrophiques, ont été au centre des débats. En effet, 78 élèves seulement ont été admis sur 464 inscrits. « Avec un pourcentage de 16,81, notre lycée obtient la peu reluisante et avant dernière place (50ème place au niveau de la wilaya) ». Sans vouloir incriminer ni juger personne l’association veut cerner les problèmes et éventuellement en résoudre le maximum, dans l’intérêt des enfants. La plupart des admis repassent leur bac pour la deuxième, voire la troisième fois. Par ailleurs, un bon nombre parmi les lauréats prennent des cours de soutien chez des privés. Il ressort que la première difficulté à laquelle fait face le lycée, est cette instabilité qui caractérise l’encadrement. « Chaque année, inévitablement, l’établissement se retrouve avec un nouveau proviseur, comme c’est encore le cas cette année où la diction est assurée par le censeur qui cumule ainsi deux fonctions, la sienne et celle du proviseur. Ce qui a engendré une perturbation de la rentrée scolaire », soulignera encore Amer Aït Hebouche, le président de l’association, dans un document en notre possession qui ajoute : « La déclaration du ministre de l’éducation, menaçant de sanctionner les proviseurs qui obtiendraient de mauvais résultats, trois années de suite, ne peut s’appliquer au lycée Mustapha Ben Boulaïd,à moins de sanctionner trois directeurs à la fois ». Cette situation qui prévaut chaque année et sur laquelle l’APE insiste régulièrement, se répercute sur le fonctionnement de l’établissement sur le double plan administratif et pédagogique. Par ailleurs, des problèmes inhérents à la sécurité des élèves, aux abords immédiats du lycée ou en relation directe avec la scolarité des élèves ont été inscrits à l’ordre du jour de l’assemblée générale qui aura lieu dès que la date sera fixée d’un commune accord avec les deux parties, à savoir le bureau de l’APE et la directrice du lycée.

Nacer B.