S’il est dit que le taux de pénétration de l’électricité a atteint plus de 98% au niveau d’Aït Yahia Moussa, il est à souligner que ces dernières années plus de 200 foyers en sont toujours privés.
« Ce sont des habitations nouvelles. Elles sont situées en dehors des villages touchés par les anciens projets. Nous les avons toutes recensées et les démarches ont été faites pour les faire bénéficier du courant électrique », nous a confié une source proche de l’APC. Le maire de cette municipalité a même intervenu en leur faveur lors des réunions de travail tenues avec les directeurs de l’exécutif de wilaya, notamment avec celui de l’énergie et des mines. Le défi pour atteindre du cent pour cent est à raccorder ces citoyens au réseau du transport de l’énergie. Pour avoir cette dernière, la plupart des citoyens recourent à son transport avec des câbles parfois sur des dizaines ou des centaines de mètres. « Nous ne pouvons pas régler un devis estimé à plusieurs dizaines de millions de centimes pour quelques poteaux électriques. Nous avons construit sur nos terres situées à l’extérieur des villages notamment avec l’habitat rural et nous ne sommes pas en mesure de régler des factures de branchements », nous a dit un habitant à Ath Rahmoune. Au lieudit Tazrout sur le territoire du village de Tafoughalt, environ six habitations (bien qu’elles bénéficient des branchements à partir de la station de pompage de Tamda Ali), n’ont pas encore cette autonomie en raison de l’opposition faite par un citoyen depuis des années à partir d’un transformateur électrique implanté sur son terrain, à proximité de la RN 25, alors que les pylônes étaient déjà réalisés à la fin des années 90. « Je crois qu’il est temps de débloquer un budget spécial dans le cadre de l’électrification rurale au profit de tous ces foyers non encore électrifiés », tel est l’avis d’un membre de la société civile.
Amar Ouramdane
