Les chefs d’entreprises spécialisés dans le bâtiment assistent impuissants à une véritable migration de main-d’œuvre vers le nouveau dispositif de l’Ansej. A l’image de cette petite PME spécialisée dans la menuiserie, qui a vu son effectif fondre comme neige au soleil…Passant de 12 à 7 ouvriers en l’espace de 6 mois, c’est-à-dire depuis le lancement des nouveaux plans de l’Ansej. Quatre des cinq salariés ayant opté pour l’Ansej, ont bénéficié d’une formation de qualité au sein de cette entreprise ! D’ailleurs, c’est là que le bat blesse…Ces patrons de PME-PMI regrettent une certaine forme d’ingratitude de la part de ces jeunes chômeurs qui tournent le dos à ces entreprises formatrices.
Cependant, il faut bien dire que la tentation est trop grande, et les 46 000 Da qui sont proposés par ces chefs d’entreprises ne suffisent pas à retenir cette main d’œuvre en quête d’un avenir stable et pourquoi pas, devenir soi-même patron ! Quoi qu’il en soit, ces patrons ne peuvent rien faire face à la ruée des jeunes vers cette structure étatique, comme le fait tant bien que mal ce propriétaire de menuiserie, à savoir…Sauver les meubles !
A. Cherif
