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L’université Mira en croissance permanente

La cérémonie a été marquée par le recours, c’est une première, à la visioconférence, le système high tech s’il en est, qui a rendu possible la retransmission de la rentrée officielle à partir de l’université de Sidi Bel Abbès, ouverte par le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika. Simultanément, cinq universités parmi les plus importantes du pays, Alger, Oran, Constantine Bgayet et Ouargla ont pu suivre en direct, sur écran géant le déroulement de la manifestation. Le système fonctionnant en multiplex, les cinq universités retenues ont été invitées, chacune à son tour, à assurer un cours autour du thème de la réconciliation nationale.Du minuscule centre universitaire ouvert en 1983 pour une capacité de 207 étudiants et deux filières, il ne reste que le souvenir nostalgique de cette période héroïque. Aujourd’hui, l’université A. Mira accueille 24000 étudiants dont 4045 nouveaux bacheliers répartis entre 43 filières, 2 écoles doctorales en français et informatique. Savoir et sciences sont dispensés par 1200 enseignants. Outre les résidents de la wilaya, les deux campus de Targa Ouzenour et Aboudaou, de nombreux autres nationaux et près de 400 étrangers issus de 23 nationalités se sont inscrits pour l’année en cours. Les 2 campus réunis offrent 22368 places pédagogiques, hors labos. Ce qui ne constitue nullement une entrave pour l’accueil de la totalité des inscrits. Le léger déficit de départ devant être comblé par la livraison dès la fin d’octobre, de 2000 places sur le site d’Aboudaou, portant ainsi à 4000 le nombre total de places livrées cette année. “La feuille de route, selon le recteur, M. Djoudi Merabet, est donc parfaitement respectée, ajoutant : “Nous sommes dans les normes et dans les temps”. Au chapitre nouveautés, le système L.M.D tend à se généraliser puisque touchant 7 domaines. Ce qu’il faut retenir de ce système, largement décrié ici et ailleurs, c’est qu’il génère un taux de réussite nettement meilleur par rapport au dispositif classique. Autre avantage, et non des moindres, la mobilité internationale qui en découle. Dans le cadre des 24 conventions internationales signées et fonctionnelles, l’étudiant bougiote aura toute la latitude pour faire un semestre à Paris, Montpellier ou Targoviste en Roumanie, et de revenir continuer son cursus à Bgayet, au sein de l’université d’origine. L’université A. Mira, et ce n’est pas le moindre motif de fierté pour son encadrement, est à la pointe de la technologie. Ainsi, au niveau de l’internat, cette lucarne sur le monde, de 2 méga-bits, le débit est passé à 34 méga. Les campus disposent pour la connection de 3000 prises. Concernant le réseau Internet, il relie les 2 campus. La recherche bibliographique électronique est par ailleurs au goût du jour. Quant au recours au système de visio-conférence qui, rappelons-le, permet de recevoir et d’envoyer des images n’importe où dans le monde, il représente un magnifique et formidable outil de travail, en ce sens qu’il permet, entre autres, de bénéficier de cours dispensés à distance par des professeurs de prestigieuses universités étrangères. Résolument tournée vers la modernité et les technologies nouvelles, l’université A. Mira représente un fort potentiel de recherche. Elle entend bien, selon le vœu de ses dirigeants, rompre avec un système obsolète : celui de l’assistanat et de la soumission.

Mustapha R.

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