Le volley-ball à Béjaïa est l’une des disciplines qui ont donné beaucoup de satisfaction aussi bien sur le volet des résultats techniques que sur l’étendue et l’ancrage de cette discipline dans les mœurs de la société bougiote. Nous avons rencontré Amri Karim, président du WA Béjaïa, un club qui a 3 ans d’existence, pour nous parler des objectifs du club ainsi que des moyens dont il dispose.
La Dépêche de Kabylie : Présentez le club à nos lecteurs
Lamri Karim : Le Widad Amel Béjaïa (WAB) est un club créé en 2008 par une équipe d’enseignants amoureux du sport en général et du volley-ball en particulier. Notre devise est la formation chez les filles réparties en catégories écoles (2001/2002), benjamines (2000) et minimes. La saison prochaine, on disposera de cadettes avec la promotion des minimes.
Votre club est plus connu par la formation, disposez-vous des moyens pédagogiques et financiers nécessaires pour appliquer votre politique ?
Concernant les moyens pédagogiques est financiers, on n’a pas à se plaindre, car notre subvention répond à nos besoins, mais le grand souci reste l’infrastructure. Pour le moment, on s’entraîne dans les écoles primaires, celle de la cité Seghir ou celle des frères Akrour sise à Sidi Ahmed. Franchement, on souffre. Cette saison, nous avons entamé certaines démarches afin de pouvoir disposer de la salle omnisports du lycée Sidi Ahmed, tout en espérant que les responsables concernés nous facilitent la tâche.
Peut-on connaître le palmarès et les objectifs du club ?
Notre club est très jeune car nous n’avons débuté la compétition officielle qu’en novembre 2009. Après 2 ans de compétition, la ligue de volley-ball de wilaya nous a attribué un titre d’honneur après la première place obtenue lors du championnat national promotionnel, contre le NCB (3/1) en minimes. C’est la première fois au niveau de la ligue qu’un club décroche un titre au bout de 3 ans d’existence. Concernant nos objectifs, comme tout club ambitieux, c’est de décrocher le plus de titres possibles, soit au niveau local, national et pourquoi pas international. Notre souhait est de décrocher l’année prochaine la coupe d’Algérie chez les minimes et cadettes.
Vous avez sûrement un appel à lancer aux autorités locales …
Oui, je voudrais seulement que nos autorités jettent un regard sur notre club, qu’elles règlent le problème du manque d’infrastructures au niveau de la commune de Béjaïa, car la pâte existe. Les techniciens sont, quant à eux, armés d’une grande volonté ; ils sont
malheureusement toujours bloqués par le problème de l’absence d’une salle de sport, qu’on n’arrive pas à résoudre.
Entretien réalisé par Zahir Hamour

