Fermé depuis dimanche, le siège de l’APC continue d’être paralysé par les jeunes de la localité de Semmache, en l’absence d’une solution qui peine à se dégager entre eux et les responsables locaux
Déclenché en appui à leur plate-forme de revendications de 19 points adressée au wali et portant sur des questions liées au développement local, le mouvement semble se durcir en raison de la position des deux parties en conflit et du bras de fer qui semble s’installer avec le maire.
Le premier magistrat de la commune y verrait des manœuvres et des manipulations à l’approche des élections propice à agiter la scène locale. Ce que réfutent les jeunes rencontrés sur place : “Notre action n’est dirigée contre personne, sinon pour obtenir l’amélioration de nos conditions de vie. Nous n’avons aucune attache partisane et sommes un mouvement citoyen autonome», nous déclare le jeune Belkacemi Mohamed, universitaire, diplômé en statistiques.
Ferhat, 27 ans, licencié en science de gestion, option finance, ne nous cache pas sa déception sur le bilan négatif de leur réunion de lundi au siège de l’APC qui a regroupé une quinzaine de délégués de protestataires avec le maire et le chef de daïra. Un conclave de plus de six heures, jugé stérile dans la mesure où ils n’ont pu faire aboutir aucun point de leur plate-forme.
“Les deux responsables se sont déclarés dépassés sur certains points, qui sont soit du ressort de l’ADE, ou de la wilaya. Pour le problème de l’éclairage public, l’argument de l’incapacité financière de la commune à supporter ses charges, est avancé par le maire», nous dira notre interlocuteur. Une autre réunion élargie aux directions de wilaya est prévue pour ce mercredi, mais n’a pas pu avoir lieu, en raison d’un différend sur le choix du lieu de son déroulement, les protestataires la voulant au siège de la mairie, et le chef de daïra et l’édile communal la voulant au siège de la daïra.
Devant une telle situation, des actions de durcissement allaient être envisagées, comme la fermeture du siège de la daïra et le blocage de la route nationale n° 5, mais la sagesse a finalement primé avec le maintien du sit-in devant le bâtiment de la mairie et l’exigence du wali comme interlocuteur.
Pour les autres actions éventuelles, il sera fait appel à l’assemblée du village pour en décider. Les villageois semblent décidés à aller au bout de leur mouvement d’autant qu’aucune issue honorable ne leur est offerte pour, au moins, la prise en charge des doléances les plus urgentes, comme l’alimentation en eau potable et les chutes de tension électrique, à titre d’exemple. Signalons qu’une grande bonne partie de la population se retrouve pénalisée par la fermeture de cette APC.
Mohand Meghellet

