Après plus d’une semaine d’actions successives en fermant les sièges de l’ADE, de l’hydraulique, de la daïra de Draâ El Mizan
et de la mairie de Frikat, une délégation représentant les habitants d’Imazgharène s’est rendue à la wilaya mardi dernier.
« Nous avons rencontré les directeurs de wilaya concernés par les problèmes que nous avons soulevés », nous a répondu en premier lieu l’un des membres de la délégation. A une question sur du concret obtenu lors de cette réunion, notre interlocuteur a dit qu’ils sont satisfaits par les résultats obtenus. « Chaque directeur a pris ses engagements ; on nous a même montré les appels d’offres lancés pour la réalisation des opérations », a-t-il enchaîné. Avant de nous donner ces explications : « Par exemple, le directeur des travaux publics s’est engagé à prendre en charge deux pistes et le daleau vers Imazgharène-est, celui de la direction des mines et de l’énergie nous a donné des garanties au sujet des habitations non encore électrifiées ». Comme la revendication majeure de cette population est l’alimentation en eau potable, Il nous a appris que le directeur par intérim de la direction de l’hydraulique a promis que les chantiers qui sont en place soient renforcés pour faire avancer les travaux. « Une commission est chargée de se déplacer sur les lieux pour faire l’évaluation des manques. Ils nous ont aussi garanti que des efforts seront faits pour la disponibilité de l’eau trois fois par semaine », a poursuivi le même interlocuteur. Ce dernier est malheureusement déçu des autorités locales qui n’ont pas tenu leurs promesses données en février dernier notamment pour l’unité de soins. Pour en savoir plus sur les opérations retenues pour Imazgharène, nous avons pris attache avec le maire de cette municipalité. « Les revendications de ces citoyens sont plus que légitimes, mais avec la cagnotte qui nous a été accordée, il nous est impossible de donner plus. Pour les PCD 2001, nous leur avons inscrit le bitumage d’une route avec un montant de 780 millions de centimes. Que nous reste-t-il pour les dix-huit autres villages? », s’est interrogé le maire. A une question sur l’unité de soins, il nous a confirmé que la promesse de la prendre en charge dans les PCD complémentaires leur a été faite effectivement en février 2001, mais que la commune n’a rien reçu jusqu’à présent. « La promesse est toujours maintenue, nous allons l’inscrire dans ce budget complémentaire ou puiser dans les fonds de la commune », a-t-il tenu à rassurer. Et de conclure : » Notre municipalité n’a pas d’autres ressources et elle ne fonctionne qu’avec les subventions de l’Etat. Nous sommes là pour garantir un équilibre entre les villages et nous sommes contre toute autre disparité ».
Amar Ouramdane

