« Nous œuvrons pour former une seule entité, et notre ambition est d’aller vers l’unification des rangs pour tisser des liens de fraternité au sein de notre frange juvénile ». C’est en ces termes que le président du club sportif amateur de Bechloul a enclenché son allocution lors de l’entame des travaux de l’assemblée générale ordinaire de leur association. Cette initiative à laquelle a appelé le club de Bechloul demeure toujours au centre des débats et les parties concernées à savoir El Adjiba et El Esnam ne se sont pas encore prononcées officiellement sur la suite à donner à cette main tendue, depuis la tenue d’une réunion au siège de la daïra en présence des représentants de cette localité. Saisissant l’occasion de la présence des membres du bureau et présidents des sections affiliées à ce cadre, M. Hamouche, a dressé un réquisitoire contre les responsables de la wilaya, auxquels il reproche la mauvaise répartition des subventions. Il dira à cet effet : « les responsables de l’assemblée populaire de la wilaya exercent le népotisme et le clientélisme en faveur de certains clubs qui n’ont pas atteint notre niveau, alors que nous, les subventions qu’ils nous accordent sont loin de répondre aux attentes de l’association ». Abordant le deuxième point de l’ordre du jour, ce président de la séance a procédé à la lecture du bilan moral et financier de la saison écoulée. Sur ce, l’orateur a tenu à préciser à l’assistance que ce rendez-vous devait normalement avoir lieu à la mi-juillet de l’année en cours. Seulement, dit-il « notre tutelle nous a instruit de reporter cette rencontre pour permettre à la commission de contrôle d’inspecter et de se renseigner davantage sur le mode de fonctionnement de l’association ». Sûr de lui-même, et armé de toutes les pièces justifiant sa gestion, ce responsable de l’IRB n’a pas manqué de fustiger les élus locaux qui n’ont pas apporté l’aide nécessaire aux athlètes, quoique ces derniers aient honoré la région. Il déplore à cet effet, que les joueurs qui effectuaient des déplacements vers d’autres wilayas n’aient pas été pris en charge par cette institution. Il nous apprend que la restauration n’est assurée par la commune qu’au niveau local. Quant aux créances, qui s’élèvent à soixante-cinq millions de centimes, notre interlocuteur ne voit d’autres solutions que de saisir le chef de daïra pour lui faire part de cette situation. D’ailleurs, avant le début de cette rencontre, le P/APC ainsi le responsable de daïra ont fait le déplacement au lieu de rendez-vous mais sans pour autant assister aux travaux. Après adoption des deux bilans, un débat fructueux a été ouvert et les différentes interventions se sont alors focalisées sur la recherche des voies et moyens à même de lever le défi et hisser un tant soit peu le niveau de la pratique du sport dans la commune. Enfin, les membres présents en cette circonstance ont réaffirmé leur détermination et disponibilité à concrétiser le programme d’urgence qui est d’engager leurs sections dans le cas où cette fusion avec les associations des communes d’El-Esnam et d’El-Adjiba ne se concrétiserait pas.
M. Smaïl
