M’Chedallah Pénurie d’eau – Le calvaire continue

La rupture d’alimentation en AEP sévit depuis un mois dans les villages Ath Ivrahim, Tamourt Ouzemmour, Allaouch et Thi3icht. L’ensemble de ces localités sont desservies par un réseau de transport d’AEP qui prend naissance à partir du répartiteur situé au village Aggach dans la commune de Saharidj, l’ouvrage étant lui-même raccordé au réseau de captage et canalisation à partir de la source noire d’Imesdhourar. Les raisons de cette longue pénurie sont dues à des avaries apparues sur la canalisation entre ce répartiteur et le château d’eau d’Ath Ivrahim, à partir duquel est alimenté l’ensemble des localités citées. Une avarie qui s’est manifestée au lieudit Ouadhla Fen, à l’entrée nord d’Ath Ivrahim, sous forme d’un jet d’eau qui jaillit sous terre en plein milieu de la route secondaire, reliant Saharidj à M’Chedallah via Ighzer Bouzal. Une avarie due, selon une source bien au fait de la situation, à un écartement de la tuyauterie réalisée en système mal femelle. Une séparation des tuyaux au niveau d’un joint de scellement, causée par un mouvement de terrain en ces lieux, est à l’origine de cette tenace et pénalisante rupture d’alimentation qui revient de manière presque cyclique et régulière bizarrement en cette période d’été depuis plus de 5 ans. Lors de notre passage à proximité lieu de cette avarie ce mardi, nous avons constaté que des propriétaires d’oliveraies aux alentours profitaient de cette eau providentielle pour irriguer leurs arbres. Par conséquent, le malheur des uns fait le bonheur des autres, sachant que cet important débit n’est pas perdu pour tout le monde. Les citoyens des localités touchées par la rupture d’alimentation AEP depuis un mois, nous apprendront avec fureur qu’ils ont été contraints durant tout ce temps de solliciter les services d’un particulier qui les approvisionnent à l’aide d’une citerne tractée qu’il leur cède à 1 000 DA le voyage. L’adjoint au maire abordé à ce sujet, indiquera qu’une équipe d’ouvriers travaille d’arrache-pied pour réparer cette panne le plus rapidement possible. A noter par ailleurs que le village Ath Ikhlef dans la même commune, alimenté par une autre canalisation à partir du même répartiteur de Aggach, vit le même problème de pénurie d’AEP, à la seule différence que dans ce dernier cas, la rupture d’alimentation est une «panne provoquée» au niveau d’un regard, à la sortie sud de Aggach par des énergumènes, pour faire jaillir de l’eau et irriguer des oliviers. Un répressible procédé signalé à maintes reprises à l’APC, qui tarde à trouver une solution pour interdire l’accès à l’intérieur de cet ouvrage, dont le couvercle en ciment a été arraché et détruit depuis plusieurs années.

Oulaid Soualah