Sour El Ghozlane Routes détériorées, trottoirs défoncés et manquant de toute commodité – Dégradation tous azimuts à la Cité Benkortbi

Les habitants de la cité Benkortbi, à la sortie est de la ville de Sour El Ghozlane, se sentent abandonnés à leur sort en matière de cadre de vie et d’amélioration urbaine. Cette cité qui constitue à elle seule un quartier de 500 habitations, en plus des nouveaux lotissements qui sont en train d’apparaître, souffre des aléas d’une gestion approximative.

Erigée en 2004, elle condense aujourd’hui en son sein toutes les tares d’un cadre de vie mal appréhendé. A l’intérieur du périmètre de cette concentration humaine, les routes et les venelles sont complètement défoncées, les trottoirs défigurés, suite à des travaux d’AEP et d’assainissement qui n’en finissent pas. La règle de la «remise en état des lieux» n’a pas droit de cité dans ce quartier. Les voies de desserte ainsi éventrées rendent difficile la circulation, émettent des nuages de poussière tout au long de la saison estivale et deviennent des marécages de boue quasi infranchissables en hiver. Les écoliers, les fonctionnaires et tous ceux qui sont appelés à circuler en période de pluie endurent le calvaire de ruelles et d’artères transformées en amas de gadoue. Les détritus et autres décharges sauvages jonchent presque tous les recoins de la cité donnant une image des plus hideuses du quartier. A cela, s’ajoutent les écoulements d’eaux usées le long des murs des bâtiments, suite à la détérioration des conduites. Avec la chaleur caniculaire de ce mois de Ramadhan, cela constitue un condensé de ‘’bouillon de culture’’ qui risque d’être à l’origine de plusieurs pathologies. Le comble pour la cité Benkortbi, qui plonge ainsi dans un état de dégradation avancé est que trois élus à l’APW de Bouira et des subdivisionnaires des services techniques y habitent.

A. Naït Messaoud