Fidèle à sa culture de solidarité agissante envers les nécessiteux, le Aarch Iwakouren à travers ses deux comités de villages, Thaddarth Lejdid et Ighzer Iwakouren, a organisé la semaine passée une grandiose action de solidarité par la distribution de pas moins de 500 couffins aux familles de situation modestes, un chiffre qui rivalise avec celui de l’APC et la DAS. Chaque panier est composé de denrées alimentaires nécessaires et suffisantes étant calculées selon le nombre des membres de chaque famille ciblée pour permettre à cette couche sociale de célébrer la fête de l’Aïd comme tout le reste des citoyens. Les comités des deux villages nous apprendront que ce rituel ancestral, à côté de celui Thimechret (immolation), est une action bien encrée dans la culture d’Iwakouren et qui est une forme d’entraide sacrée où tout le monde s’implique, ce qui explique sa réussite totale, une cérémonie de soutien mutuel qui fait chaud au coeur. L’opération démarre durant la première semaine du Ramadhan par la collecte de dons alimentaires qu’on emmagasine au niveau des maisons du Aarch de chacun des deux villages et cela, en parallèle à la mise à jour de la liste des donneurs au même titre que celle des familles nécessiteuses. Avant la distribution, chaque comité (Thajmaâth) dresse un inventaire des dons collectés. Dans le cas où cette collecte s’avérerait insuffisante, l’on puise dans la caisse du comité pour compléter la quantité nécessaire et ce n’est qu’une fois toutes les conditions nécessaires pour la réussite de l’opération sont réunies que des invitations écrites sont lancées aux bénéficiaires qui viendront récupérer leurs parts des dons. Tout comme Thaddarth Lejdid, les membres du comité du village Ighzer Iwakouren nous informeront que même les familles nécessiteuses non issues du Aarch mais résidant à Raffour, ont été recensées et ont reçu sans distinction leurs couffins au même titre que les familles d’Iwakouren. Voulant savoir la valeur de chaque couffin, nos interlocuteurs se feront discrets, mais affirment qu’elle est largement suffisante pour permettre aux bénéficiaires de passer la fête de l’Aïd à l’aise. Pour ce qui est des dons, nous apprenons que chaque village détient une liste de donneurs réguliers aisés tels que des entrepreneurs et les commerçants, mais aussi des donneurs occasionnels qui ne cessent de se manifester durant la période de la collecte pour remettre soit de l’argent soit des denrées alimentaires.
Oulaid Soualah