Plusieurs communes issues de la wilaya de Bouira connaissent une amélioration en matière de raccordement en eau potable, à partir des deux plus grands barrages réalisés dans la wilaya de Bouira.
Certes, il y a un troisième barrage quoique de moindre performance mais très bénéfique tout de même, et pour l’eau potable et pour l’irrigation des terres agricoles. Il s’agit du barrage de Oued Lakhel situé dans la commune d’Aïn Bessem à l’ouest du chef-lieu de wilaya, dont la capacité est de 30 millions de M3. Autrement, les grandes améliorations viendront des deux grands barrages qui sont Tilesdit et Koudiet Acerdoun. Le premier est implanté dans la commune de Bechloul à l’est de Bouira, d’une capacité de 165/ millions de M3 et s’occupera de l’approvisionnement en eau potable de 12 communes de l’est et du sud est de la wilaya de Bouira. Le deuxième, Koudiet Acerdoun, se trouvant dans la commune de Lakhdaria, considéré comme le deuxième grand barrage d’Algérie, après celui de Bouharoun réalisé dans la wilaya de Mila. Le barrage de Koudiet Acerdoun est d’une aptitude de 640 millions de M3. Les travaux des transferts des eaux ont débuté il y a longtemps à travers quelques communes, et tirent avantage dès maintenant qu’ils ont l’eau de bonne qualité dans les robinets. Ainsi, la région de Haizer peut se prévaloir d’avoir de l’eau régulièrement après avoir été astreinte à en avoir une fois tous les 20 jours dans le passé. Il en est de même pour les localités du sud de la wilaya de Bouira qui ont réellement vécu le calvaire, des années durant, à cause du manque d’eau. Certaines de ces communes du sud, comme c’est le cas des communes d’El Mesdour, Bordj O’khriss, et Taguedit auront de l’eau potable de manière régulière, une fois le développement entamé du transfert des eaux à partir du barrage de Tilesdit sera mené à son terme. Les plaines estimées à 7. 000 hectares cultivables se trouvant dans la commune d’El Esnam sont déjà irriguées grâce à l’apport du barrage de Tilesdit. Quant au barrage de Koudiet Acerdoun, il aura à approvisionner plusieurs communes de la région ouest de la wilaya de Bouira, et les communes de Lakhdaria, Kadiria et Aomar, commencent ainsi à bénéficier de cet avantage, en attendant le tour d’autres localités environnantes. Des milliers de périmètres agricoles seront appelées à être irrigués par l’illustre barrage. D’une façon générale, les populations de la wilaya de Bouira seront certainement réconfortées une fois que ces projets de transfert des eaux seront réalisés de manière définitive, particulièrement les populations des villages et autres hameaux les plus reculés qui seront beaucoup plus rassurés, quand leurs demeures seront raccordées à l’eau potable. Nous savons que l’Algérienne Des Eaux (ADE) s’occupe de la gestion de l’eau à travers 31 communes sur les 45 que comporte la wilaya de Bouira. Seulement, une chose attire notre attention. Il s’agit de la dispersion des eaux qui se remarque au niveau de quelques endroits de la ville de Bouira, qu’il faudra réparer, pour mettre fin ainsi à de grosses pertes en eau, et en argent, pour les services concernés qui ont à charge la gestion de l’eau.
Fahem H.

