Aït Aïssa Mimoun Pour réclamer l’ouverture de l’ancienne route – Les villageois d’Ighil Bouchène occupent la rue

Après toutes les tentatives de négociation avec les responsables de l’APC et les différentes démarches pacifiques entreprises par les citoyens, les habitants du village Ighil Bouchène, sis à quelques encablures du chef-lieu communal d’Aït Aïssa Mimoun ont procédé avant-hier à la fermeture de la route.

Cette opération a été entreprise pour réclamer l’accélération des travaux de remise en l’état de la route principale menant vers le chef-lieu de la daïra d’Ouaguenoun. Une route impraticable depuis presque trois ans, suite à l’effondrement de sa rive, et dont les travaux, entamés depuis deux ans environ, pour sa réfection sans qu’elle ne redevienne fonctionnelle. Cette situation a excité la colère des habitants qui estiment que les responsables de l’APC ne prennent pas leurs doléances en considération, d’ailleurs, ceux-ci n’ont même pas désigné une entreprise pour ce « petit » projet. « Ils doivent accélérer les travaux. Ce n’est quand même pas un grand projet qui nécessite des années pour sa réalisation !», déclare un habitant. Il faut aussi relever qu’après la fermeture de la ladite route, la sérénité des villageois se trouve ébranlée par le passage d’un nombre important d’automobilistes lesquels, la plupart du temps, ne respectent pas les lieux. « On n’est pas obligés de se bagarrer à chaque fois qu’un voyou passe par ici. On va barrer la route et qu’ils se débrouillent pour se déplacer », déclare un autre habitant. Devant le calvaire enduré par les villageois, ces derniers n’ont donc trouvé qu’une seule solution pour se faire entendre, barrer la route pour tout le monde avec deux barrières placées à l’entrée et à la sortie du village. Cela n’arrange pas, évidemment, les automobilistes qui, il faut le dire, ne sont pas tous des voyous et ne prennent cette route que par nécessité.

Cette action radicale de fermeture de la route est un message adressé aux responsables de l’APC qui, d’après les villageois, continuent à faire la sourde oreille face à leurs réclamations.

Hakim Adaoun