Bennacer Sofiane sur la voie des grands

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Bennacer Sofiane un enfant de Barbacha, qui vient juste de terminer sa licence en langue française à l’université de Bouzaréah d’Alger, a réussi à décrocher pour la deuxième fois consécutive le premier prix au Festival international de la littérature et du livre de jeunesse dans sa 4e édition, qui s’est tenu du 21 au 29 juindernier, à l’esplanade Riadh El Fath.

Les maux du silence est le titre de la nouvelle rédigée par Sofiane, à peine 25 ans, dans la langue de Molière, et qui a obtenu le premier prix dans ce festival qui a vu la participation d’un nombre important d’éditeurs venus de plusieurs pays. Sur l’initiative de la maison de jeunes de Barbacha, Sofiane a animé jeudi 25 août, une table ronde au niveau de cette structure où il est revenu profondément sur sa propre œuvre littéraire et le monde de la littérature en général. La nouvelle Les maux du silence, raconte l’histoire d’un jeune Algérien en quête de travail dans une société en proie au fléau du chômage. «Mon objectif est de montrer l’importance et la valeur du travail dans une société capitaliste. Celui qui ne travaille pas est stigmatisé et confronté au vide», dira Sofiane, tout en critiquant le monde capitaliste. «C’est le capitalisme qui rend le travail dramatique», soutiendra ce lauréat de ce concours littéraire. Pour rappel, l’année dernière, Sofiane a décroché le 1er prix de ce festival avec sa nouvelle La bougie, où il décrit la décadence de la ville de Béjaïa et sa tentative de recouvrir sa glorieuse place d’antan, lorsqu’elle était le rayonnement du savoir et de la science. En guise d’encouragement, Sofiane, qui dit être très influencé par le célèbre écrivain Mouloud Mammeri, nous indiquera que Madame la ministre de la culture lui a promis l’édition de ses deux nouvelles, La bougie et Les maux du silence, très prochainement. Bennacer nous annoncera aussi qu’il compte participer avec une autre nouvelle, actuellement en projet, au concours littéraire qui se tiendra dans quelques mois à Toulouse, en France.

Boualem Slimani

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