Saharidj D’innombrables fuites sont signalées à cause de la vétusté du réseau – Cette eau qui se perd dans la nature !

De l’eau potable qui ne profite même pas à l’agriculture et qui part dans les avaloirs pour se mélanger aux eaux usées.

Au moment où de nombreuses communes de la daïra de M’Chedallah se retrouvent confrontées à des pénuries aigues d’eau potable et sont, ainsi, contraintes à l’instauration d’un rationnement drastique dans la distribution de cette précieuse denrée, notamment durant la saison estivale qui s’étale sur presque six mois, à Saharidj l’on continue à faire peu de cas de ces innombrables fuites qui inondent l’ensemble des cités. De l’eau potable qui ne profite même pas à l’agriculture et qui part dans les avaloirs pour se mélanger aux eaux usées. Passe encore, quand ce sont des fuites à partir d’avaries survenues sur le réseau de distribution des quartiers qui sont, si l’on peut dire, non détectables. Mais s’agissant du boulevard principal, qui n’est autre qu’un tronçon de la RN30 qui traverse de part en part ce chef-lieu de commune dans le sens de la longueur, qui ruisselle de partout ! Un boulevard emprunté pourtant quotidiennement pas les officiels de la localité il y comme une négligence et un laisser aller qui s’est installé et c’est révoltant. Rien d’étonnant quand on sait que l’on utilise, pour la réparation de ces fuites, des morceaux de chambre à air et du fil d’attache, un procédé qui ne tient pas plus d’un mois, du bricolage ! Bien entendu, et comme beaucoup de choses nuisibles et révoltantes, cet inqualifiable gaspillage d’eau a fini, avec le temps, par être banalisé même quand le nombre d’avaries crève les yeux. Beaucoup mieux, elles constituent, par endroits, un obstacle pour les piétons qui doivent traverser, à gué la mare formée en pleine chaussée, à l’image de la rue reliant la cité Thaydha, devant l’arrêt des bus, ou celle rattachant Ighil Ouzekkour à la cité Hamichi que les usagers empruntent en patinant dans la boue, cela pour n’évoquer que les plus apparentes. A noter, par ailleurs, que les villages périphériques n’échappent pas à ce phénomène de fuites d’eau potable, à la seule différence que leur habitants en profitent pour irriguer leurs vergers et plantations. Sur un autre volet, l’eau potable à Saharidj continue d’être gratuitement servie, ce qui revient à dire que la culture du rationnement et de l’économie de cette denrée, ou de son utilisation utile et sensée, n’est pas inculquée dans les mentalités. L’exemple le plus édifiant, dans ce sens, est celui de citoyens qui laissent couler l’eau des tuyaux d’arrosage H24, et cela pour éviter l’éclatement des installations et des pièces de plomberie issues de la contrefaçon, à commencer par les robinets et autres vannes d’arrêt, dont le filetage fond comme de la pâte à modeler à la moindre pression. A noter, cependant, que ce phénomène de contrefaçon et de mauvaise qualité des articles de plomberie nous a été signalé par des bénéficiaires de logements sociaux récemment distribués à M’Chedallah, et c’est, par conséquent, un phénomène qui commence à prendre des proportions alarmantes

Oulaid Soualah