Certes, une entreprise a commencé quelques travaux, en décapant la couche de bitume devenue inutile en raison de sa disparition à plusieurs en droits, mais pour le moment, la route est toujours dans un mauvais état.
« Nous avons bloqué durant deux jours la RN 25. Les autorités nous ont promis de prendre en charge notre revendication, à savoir le bitumage de la route du quartier l’abattoir à la sortie de la ville jusqu’à notre village, mais voilà que depuis des mois, rien n’est encore fait », nous a signalé un habitant de Ouled Aïssa. Effectivement, ce chemin qui mène vers les hauteurs de Tazrout en passant par de nombreux hameaux est en nette dégradation. De plus, il faut dire qu’il très dangereux en raison de son rétrécissement au niveau de plusieurs virages. Certes, une entreprise a commencé quelques travaux, en décapant la couche de bitume devenue inutile en raison de sa disparition à plusieurs en droits, mais pour le moment, la route est toujours dans un mauvais état. « Je ne crois pas qu’il faille attendre le début de l’hiver pour enfin voir le bitumage lancé. Ce serait à ce moment là une opération caduque. Et le bitume ne tiendrait pas », a ajouté le même habitant. Les citoyens de cette grappe de hameaux éprouvent d’énormes problèmes à descendre en ville. « Même les clandestins refusent de nous prendre. Ils évoquent toujours l’état de cette route qui leur cause de nombreux désagréments. Ils ont peur pour leur matériel. Ils parlent de leurs amortisseurs, de leurs cardans et de leurs moteurs. Quand on fait le marché on est alors obligés de louer un clandestin et payer toutes les places vides », a conclu un membre du collectif des habitants de ces villages. Aujourd’hui, les citoyens interpellent les autorités en vue de faire vite pour régler cette situation restée en suspens depuis des mois, pour ne pas dire depuis des années.
Amar Ouramdane

