Après la pression et les réclamations des jeunes de la coordination des citoyens dela daïra de Tigzirt, des travaux ont été engagés en vue de sécuriser la passe du port de pêche etde plaisance, en proie à l’ensablement.
Notons qu’officiellement, le port en question est toujours en construction et ce depuis le mois de septembre 2002. L’entrée de l’infrastructure Tigzirtoise, dont la passe est large de près de 30 mètres linéaires, s’ensable le plus souvent sous la forte activité sous-marine et les marées qui emportent plusieurs mètres cubes de sable à l’intérieur du bassin de mouillage. En conséquence, les gros bateaux, comme les sardiniers, raclent généralement le fond marin à chaque sortie ou entrée dans le port. Le problème avait fait l’objet de nombreuses réclamations, mais aucune autorité n’avait daigné écouter les doléances des professionnels de la mer. Il avait fallu la mobilisation des jeunes, au printemps dernier, pour faire aboutir cette revendication. « L’activité sous-marine a réduit la profondeur de la passe, initialement de cinq mètres, à quatre vingt centimètres environ, ce qui constitue un obstacle infranchissable pour les gros bateaux qui travaillent ici », a-t-on appris auprès des pêcheurs exerçant au niveau dudit port. Actuellement, des travaux sont en cours d’exécution. Ils concernent la réalisation d’une nouvelle jetée de protection qui empêchera, une fois achevée, le sable de s’accumuler dans l’entrée de la passe. D’énormes camions à benne déversent des blocs de roche dans le chantier en question. On notera que des familles, des jeunes et des adolescents se baignent dans cette passe ensablée devenue une petite plage, surnommée par certains baigneurs « l’éden ». Il y a lieu également de signaler que les pêcheurs demandent la réalisation d’unités d’accompagnement, notamment une fabrique de glace, un atelier de réparation d’engins de navigation maritime, une pompe à gasoil et une conserverie de poisson qui leur permettraient, un fois réalisés, d’apaiser, un tant soit peu, leur situation économique des plus difficiles.
Mohammed Amrous

