Depuis une semaine, la ville de Draâ El Mizan n’est plus alimentée en eau potable.
Cette interruption soudaine a laissé la population perplexe. « Tout d’un coup, l’eau qui coulait H24 est coupée. On n’a plus aucune goutte « , nous a dit un habitant de la cité EPLF. Du coup, c’est le retour à la débrouille. Certes, les services concernés ont signalé dans un affichage, que la société SNC Lavallin est en train de réparer la fuite sur une conduite principale et que l’alimentation allait être rétablie le 10 septembre, mais, depuis, aucune goutte n’a coulé des robinets, si bien que l’inquiétude s’est emparée des habitants. « Nous avons été pris au dépourvu. Depuis que l’eau est devenue courante, nous ne stockons plus de réserves. Les citernes et les jerricans ont été mis au placard « , a ajouté un autre citoyen du centre-ville. Tout comme ce dernier, ils sont des milliers qui n’ont presque aucune goutte d’eau chez eux. D’ailleurs, il nous a été donné de constater que la vente de l’eau minérale a augmenté cette semaine. « Pour la consommation, on achète de l’eau minérale, mais pour se laver ou faire son ménage… ? », s’est interrogé une troisième personne. Devant cette situation inattendue, les deux fontaines publiques, situées au lieudit Azoumbil (Les Pins), sont prises d’assaut. « Je me suis levé très tôt, mais j’ai déjà trouvé une chaîne interminable. Pour remplir quelques litres d’eau, il faut attendre des heures. La moindre des choses est qu’ils nous avertissent au moins 48 heures à l’avance, quand il y a ce genre de problème « , s’est insurgé une personne qui attendait son tour devant la fontaine. A Draâ El Mizan, tout le monde a laissé ses robinets ouverts dans l’espoir de voir l’eau couler. « Cette interruption nous rappelle les années de crise. On ne dormait pas et on attendait toute la nuit », se rappelle cet autre citoyen. D’autres pensent que la gestion de cette eau n’est pas bien réfléchie. « Quand il y avait de l’eau, c’est tout le monde qui la gaspillait, aujourd’hui, c’est tout le monde qui se plaint », a souligné un consommateur. Rappelons que, depuis juillet de l’an dernier, la région est alimentée à partir du barrage de Koudiet Acerdoune (Bouira).
Amar Ouramdane